C.E. Bretagne

Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 23:36
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : C.E. Bretagne
Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 00:46

Un début d’année est souvent l’occasion de faire un bilan de celle qui vient de s’écouler.

Notre Etablissement et surtout son personnel ont dû subir de nombreux changements qui les déstabilisent et génèrent de nombreuses souffrances.


Plutôt qu’un bilan, nous ferons ici plus qu’une déclaration d’intentions, nous ferons une déclaration de politique générale. Pôle emploi a son projet d’entreprise, les élus du SNU ont aussi leurs missions, leurs valeurs, leurs actions syndicales.

L’objet de cette déclaration est d’en faire partager l’analyse pour bien évidemment qu’elle puisse trouver échos auprès des décideurs.


L’analyse que nous faisons aujourd’hui de notre Etablissement rejoint sur de nombreux points le bilan qui a été fait de la refonte du service public de l’emploi en Angleterre.

Passer par la Grande Bretagne aide à comprendre les réorganisations du service public en France et leurs probables conséquences. En connaitre les conséquences permettra d’en modifier les organisations….En tous les cas, les élus du Snu l’espèrent…

 

L’adoption du guichet unique a eu différentes conséquences :

Les fonctions placement ont pris le pas sur l’indemnisation. La palette des compétences requise est vaste et difficile à maitriser pour un seul agent. D’autre part comme les mesures de placement sont traitées de manière prioritaire, mille signaux sont envoyés aux chômeurs pour qu’ils saisissent clairement que l’indemnisation n’est pas un droit acquis.

La « modernisation » du service public de l’emploi n’a pas mieux disposé les entreprises à son endroit. Les grandes entreprises qui doivent elles aussi soigner leur image ont été sensibles à la politique de communication de Jobcenter. Mais en 2009, une enquête de la Fédération des petites entreprises montre que un employeur sur trois juge Jobcenter inefficace et la moitié est dans l’incapacité de dire si le réseau fonctionne correctement.

Enfin la nouvelle gestion du service public de l’emploi aboutit à un paradoxe. En démultipliant les exercices d’évaluation, d’audit et de contrôle à toutes les échelles de l’administration, afin d’ajuster en permanence les objectifs et les critères de performance, cette mécanique devient une fin plutôt qu’un moyen et contribue à l’extension d’un système bureaucratique complexe, alors que son existence se fonde sur une critique acerbe de la bureaucratie censée paralyser le service public.

« la culture du résultat, présentée comme une nécessité pour recrédibiliser l’action publique, risque d’entrainer l’effet inverse. Loin de produire un meilleur service public, elle transforme les usagers en clients, les agents en représentants de commerce et les institutions en entreprises ».

 

Et dans ce contexte, qu’advient-il de la composante même de Pôle Emploi : ses agents ?

Les agents, quelque que soit leur statut, leur cadre d’emploi, leur métier sont perdus, démotivés, fatigués, inquiets, voire désespérés et…précarisés.

Ces notions qui peuvent effectivement relever du subjectif se retrouvent sous un intitulé – dont l’Etablissement s’est emparé pour le traduire par un traitement procédural – les risques psycho-sociaux générateurs de souffrance au travail. L’entreprise, en général, a recyclé cette thématique et la traite désormais comme n’importe quel objet de gestion.

Notre intervention n’a pas pour vocation d’aller sur le terrain du CHSCT mais bien de rester sur celui du CE, en parlant de l’organisation du travail.

Le travail n’est pas un produit toxique, c’est ne pas pouvoir le faire correctement qui l’est, c’est lui qu’il faut soigner.

Sur les sujets qui seront vus dans cette instance (par exemple l’EID) le SNU orientera son analyse et ses interventions sur le devenir du travail des agents et sa qualité (leur métier en somme). L’action syndicale du SNU sera, au sein des instances, de réaffirmer la place centrale des agents dans la réflexion sur l’organisation de leur travail. L’opérateur de transformation, c’est l’initiative des agents sur leur manière de faire leur travail. Sans cela les agents deviennent objet de gestion et non pas sujet de l’action. Nous pensons que l’organisation du travail ne peut pas être transformée que par des Directions.

 

La Direction de Pôle Emploi s’emploie à institutionnaliser les instances, le SNU s’emploiera à y mettre du politique. Car la question du travail est la question politique principale d’aujourd’hui. La question du travail à Pôle Emploi ne pourra pas être résolue que par des solutions techniques. L’importance du mouvement social du 09 Novembre 2010 le montre et la question qui est posée à la Direction est : nier vous les conflits ou les enrichissez vous ? or la politique est bien l’endroit où on développe – au bon sens du terme – les conflits.

Notre syndicalisme orientera ses interventions sur le devenir du travail et sa qualité. Nous pensons que la dénonciation seule sans l’action concrète rend impuissant et que les élus n’ont pas à se substituer aux agents en se réservant une place de « porte-paroles » car ce positionnement rend muet ceux qui sont directement concernés.

 

Les élus SNU au CE :

Laurence Billard - Claudine Lemasson - Monique Madec

Marie Christine Capron- Yannick Jeusset - David Granal

 

LE TRACT : Déclaration de politique générale des élus du SNU au CE Déclaration de politique générale élus SNU CE 27012011

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : C.E. Bretagne
Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 21:51

logo_SNU_2coul_G.jpgRennes, le 25/11/2010,

Les élus SNU ont quitté le comité d’Etablissement de ce jour. La Direction continue sa politique de déploiement à marche forcée des projets (Entretien Inscription Diagnostic, orientation formation 2011…) sans prise en compte des alertes des élus du personnel.

En quittant la séance, nous, élus du SNU, nous nous solidarisons et nous soutenons les actions de l’intersyndicale en entretien aujourd’hui avec Christian Charpy et qui s’inscrivent dans la continuité du mouvement social du 09 Novembre 2010.

 

Nous sommes néanmoins intervenus afin de formaliser nos alertes dans cette instance :

 

Sur la situation d’un site du Finistère :

Première alerte pour danger grave et imminent sur un site du Finistère.

 

Suite à une demande des agents de cette unité, une visite  des élus CHSCT est organisée, devant les expressions multiples de souffrance au travail, les élus ont décidé de faire passer un questionnaire afin d’objectiver la situation :

Les résultats démontrent l’épuisement professionnel de la quasi-totalité des collègues en contact avec le public dans cette agence, tous estiment que leur charge de travail n’est pas en adéquation avec les moyens dont ils disposent, ils estiment également ne pas pouvoir rendre un service de qualité ni répondre aux besoins des demandeurs et des entreprises.

 

Cette alerte est motivée par les conséquences potentiellement très graves du stress chronique au travail sur la santé : dépression, augmentation du taux de cholestérol, insomnie, migraine,  affaissement du système immunitaire, infarctus…

 

A la suite d’une enquête contradictoire élus/direction, cette dernière a présenté des mesures correctives qui devaient avoir pour but de préserver la santé des agents. Ces mesures sont pires que la situation actuelle : une seule personne à la prise d’offre pour l’ensemble du site, un accueil fluctuant au gré du flux, la continuation sur le même rythme du SMP…

 

Une telle décision est de nature à aggraver la santé des agents et, par contre coup, celle des membres de l’ELD. Les élus n’ont donc pas levé l’alerte.

 

Ca n’est maintenant plus à Pôle-emploi de décider de la nécessité des mesures à prendre, mais à l’inspection du travail.

 

En Janvier dernier, le rapport national ISAST sur les risques psychosociaux démontrait des conditions de travail tendues entrainant des maladies pour ceux qui les subissent. Depuis, la situation se dégrade de mois en mois : il est à craindre, du fait de la nature de nos métiers, exercés dans de telles conditions, que l’épuisement professionnel contamine les collègues en relation au public.

 

Enfin, nous soulignons l'ampleur du mouvement social du 9 novembre dernier à Pôle emploi,  particulièrement en Bretagne qui est à l'image de la souffrance au travail des agents. Le SNU- FSU soutient et soutiendra  toutes les initiatives présentes et à venir, des agents pour préserver leur santé et particulièrement aujourd’hui, celles des agents du Nord Finistère qui ne trouvent aucun écho à leur malaise grandissant.

 

Sur l’entretien d’inscription de diagnostic (EID)

 

Vous  mettez à l’ordre du jour de ce CE une information sur le projet de mise en œuvre de l’entretien d’inscription et de diagnostic

Ce projet national est déployé pour test dans 3 régions midi py, champagne Ardennes et Auvergne, et n’affecte pas la région Bretagne, nous prenons cette information mais celle-ci ne peut pas valoir un quelconque début d’avis pour un éventuel déploiement sur la région.

De plus, Il existe un référé  EID en cours de construction au niveau du CCE pour un délit d’entrave

Puisque selon votre document le déploiement dans ces 3 régions test se fera jusqu’en mars 2011 il n’y a aucune raison qu’un déploiement soit envisagé en Bretagne avant cette date et surtout sans un bilan  opérationnel incluant les répercussions sur la sécurité et la santé des agents.

La Bretagne n’étant pas affecté par ce projet  nous vous demandons de ne rien mettre en œuvre comme pouvant être considéré comme un début de déploiement avant information consultation pour recueil d’avis auprès du CHSCT et du CE.

Et dans l’hypothèse où vous auriez déjà mis en œuvre un certain nombre d’anticipations (formation, organisation, etc.), nous vous demandons de les arrêter immédiatement.

 

Sur les orientations formation 2011

 

Les orientations formation 2011 n’ont pas été validées dans le cadre de la commission paritaire nationale formation alors même que la CCN (art.22 para.3) prévoit que ce soit cette commission qui les fixe.

La CPNF doit être consultée systématiquement pour avis sur les orientations de formation. Cet avis contribue ainsi non seulement à éclairer les élus du CCE mais également les élus des CE pour donner un avis.

Par conséquent, les élus SNU du CE de pôle emploi Bretagne considèrent que ce point ne peut être abordé et ne pourront pas émettre un avis.

D’ailleurs, nous tenons à préciser dans cette instance que la direction générale s’est engagée à ce que les formations EID, qui font partie intégrante des orientations 2011, ne commencent pas en région (cf réunion CPNF du 03/11/10).

 

Vos élus : Claudine Lemasson, Monique Madec, Laurence Billard, Marie-Christine Capron, David Granal, Serge Hascoët, Yannick Jeusset, Colette Pronost, Isabelle Garnier

 

Le tract : lesélus SNU au CE vous informent 25 nov 2010 lesélus SNU au CE vous informent 25 nov 2010

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : C.E. Bretagne
Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 12:45

Lettre d’information des élus du SNU au comité d’établissement du 30 Sept 2010

FORCES DE PROSPECTION ET CHARGES D’AFFAIRES

Les élus du SNU ont émis un avis négatif sur la mise en place des forces de prospection et des chargés d’affaires en Bretagne, motivé par les arguments suivants :

 

D’un point de vue global, ce projet impacte les missions de Pôle Emploi, les métiers et les conditions de travail des agents et ce dans un Etablissement où la discussion sur les métiers à Pôle Emploi n’a pas abouti et où l’organisation du réseau est censé n’être qu’un projet.

L’Etablissement fait le choix d’un mode organisationnel de cette activité  « la relation entreprise » qui n’est pas dans l’intérêt collectif des salariés. La qualification de notre avis portera sur ce champ. Les élus SNU demandent à l’Etablissement de mettre en place les mesures nécessaires afin de protéger les salariés qui vont être exposés à cette organisation du travail et en cela nous appuyons les interventions des élus CHSCT à ce sujet. 

 

L’expérimentation Bretonne est celle retenue parmi les six au niveau national alors que c’est celle qui présente les moins bons résultats en termes d’indicateurs (1% d’offres en plus !) mais elle présente le grand avantage de coûter le moins chère.

Nous sommes dans cette logique de rationalisation chère aux réformateurs qui prônent la modernisation.

 

Nous déplorons particulièrement la mise en place des plateformes téléphoniques. La relation entreprise fait partie du métier du conseiller ANPE. Cet acte professionnel s’acquiert par une formation et une expérience qui ne se résume pas aux modules proposés aux agents de la plateforme. Un métier nécessite une imprégnation professionnelle. Pour pouvoir répondre aux questions d’un usager –qu’il soit « entreprise » ou « demandeur d’emploi » – il faut être capable de la conceptualiser  sinon la réponse a de grands risques d’être fausse et d’entrainer des conséquences néfastes sur les usagers et par ricochets sur les agents.

Juste pour rappel le rapport  ISAST mettait déjà  en avant une organisation de travail des plateformes téléphoniques fortement pathogènes. Et depuis aucune mesure concrète pour la corriger, aucune évaluation des nouveaux risques engendrés par la nouvelle organisation n’ont été engagées. Ce choix d'organisation  du travail est reconnu  comme étant le plus porteur de risques de dégradation de la santé des salariés : Usure des salariés car les tâches sont limitées, répétitives et engendrent de la concurrence avec les équipes professionnelles.

Le 3995 fait l’objet d’une demande d’expertise du CHSCT or les appels entrants du 3995 seront traités par une équipe dédiée au sein de la force de prospection.

 

Les élus SNU l’avaient déjà dit à l’occasion du recueil d’avis sur le plan de formation 2010 et le recueil d’avis sur les plateformes de prospection et les chargés d’affaires est l’occasion de le répéter :

La mutualisation des moyens et des personnels amène la perte des savoir-faire et des stocks d’expériences. La coopération entre les agents ne peut exister que si les tâches sont bien définies. La polyvalence brouille les territoires professionnels.

Les agents font aujourd’hui un travail standardisé et mauvais qui induit une augmentation de la charge mentale d’où une démotivation associée à la culpabilisation de ne pas rendre le service.

 

Les élus SNU ont demandé à la Direction de mettre en place les mesures nécessaires afin de protéger les salariés qui vont être soumis à ce choix d’organisation du travail.

Les élus SNU demanderont et conformément à l’article L.2323-3 du code du travail que la Direction fasse connaitre lors de la réunion du comité d’établissement suivant la communication du procès verbal, sa décision motivée sur cette proposition.

Les élus du SNU au CE

Laurence Billard, Monique Madec, Claudine Lemasson, Marie-Christine Capron, Isabelle Garnier,Colette Pronost

Yannick Jeusset, David Granal, Serge Hascoet.

 Rennes, le 05 Octobre 2010

le tract : tractforcedeprospection tractforcedeprospection

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : C.E. Bretagne

Syndicat SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE

8, rue du 7ème Régiment d'artillerie - 35000 RENNES

tél.  : 02 99 30 39 15 - fax. : 02 99 30 42 71
contacts :  Yannick JEUSSET, Secrétaire Régional

                         Claudine LEMASSON, Secrétaire Régionale adjointe.
snu.bretagne@pole-emploi.fr
contacter le webmaster : link

Infos Nationales

 logo_SNU_4coul_G.jpg logo-fsu.fr.jpg

gif 600x80

rechercher sur le site

email_07.gifRecevoir les infos du SNU Bretagne ??? Envoyez  nous un mail en précisant  votre agence ou site

Syndication RSS

  • Flux RSS des articles

lecture de vidéos

Aux utilisateurs du site : certains navigateurs (trop anciens) ne permettent pas la lecture des vidéos. C'est aussi le cas au travers de certains intranets.....devinez le(s)quel(s) ???!!! - Pour être sûr de consulter la dernière mise à jour du site, appuyer sur F5.

Les vidéos de snubretagne sur Dailymotion

videowall

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés