Le placement des demandeurs d'emploi, aujourd'hui du ressort de Pôle Emploi mais aussi de cabinets de conseil et d'enseignes d'intérim, pourrait à l'avenir être proposé par n'importe quel organisme, selon un projet de loi actuellement au Parlement.
Le placement des demandeurs d'emploi est aujourd'hui autorisé aux cabinets de conseil en recrutement et en insertion professionnelle, et aux enseignes d'intérim.
Mais l'article 14 du projet de loi réformant les chambres de commerce et d'industrie (CCI), actuellement au Parlement, pourrait modifier la donne. Afin de transcrire dans le droit français une directive euro péenne sur les services qui proscrit toute forme de restriction en matière de prestation de services, l'article 14, relatif aux réseaux consulaires, autoriserait en effet le placement des demandeurs d'emploi par les chamb res consulaires et les organismes de formation.
En modifiant le régime juridique des services de placement, le projet ouvrirait donc la porte à tout organisme souhaitant proposer ce service. "Si cette loi passe, plus besoin d'être spécialisé, n'importe quel marchand de soupe pourra faire du placement", expose le premier syndicat de Pôle emploi, le SNU-FSU, qui assimile le projet à une déréglementation complète. Le syndicat qualifie ainsi l'article 14 de "véritable bombe" et de "dangereuse régression ultra-libérale qui ramènerait la France au XIXe siècle".
02/06/2010 | 18:34
Lire le communiqué de presse du SNU:
"Alerte à la libéralisation du placement des demandeurs d'emploi "
Paris, le 1er juin 2010.
RPS : Où en est la négociation sur les Risques Psycho Sociaux ?
18 mai 2010 : 7ème réunion de
négociation de l’accord sur les risques psycho sociaux !
De timides avancées, pas de quoi pavoiser,
Nous ne sommes pas prêts à signer cet accord,
Mais d’autres stylos sont déjà dégainés…
RPS : Risques Probables de Signatures….de certains Syndicats, alors que… Rien sur les mesures d’urgence que nous préconisons :
— Pas d’engagement sur le renforcement des accueils et post-accueils
— Pas d’engagement de réduction des portefeuilles
— Pas d’engagement sur une durée des entretiens suffisante pour répondre aux besoins exprimés
— Pas d’engagement sur la diminution des charges de travail
— Pas d’engagement sur la sauvegarde de nos coeurs de métiers
— Pas d’engagement sur l’adaptation des outils informatiques à nos besoins et non l’inverse
— Pas d’engagement sur la limitation du recours aux contrats précaires
— Refus catégorique d’un bureau dédié pour chaque agent
A Pôle Emploi, rien de nouveau ! Un accord généraliste sans engagement, sans plan d’action concret, sans calendrier d’application précis. Cela ne doit pas continuer !
Une nouvelle journée de négociation est prévue ce 02 juin. Cet accord peut et doit être amélioré.
Nous exigeons des engagements concrets, tout de suite,
applicable pour l’amélioration de nos conditions de travail.
Nous exigeons de nouvelles propositions de la direction
par Guillaume Duval - Rédacteur en chef
d'Alternatives Economiques - 31 mai 2010
Le gouvernement mise sur la "stabilisation" de l'emploi, mais les dernières données de Pôle emploi montrent au contraire une nouvelle dégradation du marché du travail.
Le 28 mai dernier, la Dares publiait les chiffres du chômage pour avril 2010 : ils étaient en hausse par rapport au mois précédent. Christine Lagarde, ministre de l'Economie et de l'Emploi, estimait cependant que "cette hausse n'interrompt pas la tendance observée depuis plusieurs mois à la stabilisation du marché du travail". Quand on analyse le détail de ces chiffres, il faut (malheureusement) beaucoup d'imagination pour arriver à la même conclusion que la ministre : les données de Pôle emploi traduisent bien une nouvelle dégradation sensible du marché du travail.
En effet, le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (les demandeurs d'emploi qui n'ont pas travaillé du tout) a augmenté de 16 000 personnes, portant leur nombre à 2 677 000. C'est en général la seule donnée qui soit commentée par les médias ; or ce n'est que la pointe émergée de l'iceberg et pas forcément le chiffre le plus significatif pour mesurer l'évolution du marché du travail. L'ensemble des chômeurs des catégories A, B et C (y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois) a en effet augmenté de 35 000 personnes en avril dernier. Depuis plusieurs mois déjà, ce chiffre s'accroît significativement plus vite que celui des seuls chômeurs de catégorie A : c'est le résultat du développement des emplois précaires et de l'"autoentrepreuriat". Ces « petits boulots » ont certes leur utilité pour maintenir les chômeurs au contact du marché du travail, il est difficile cependant d'y voir une perspective d'avenir enviable pour ceux qui y sont condamnés.
Ce n'est pas tout : l'ensemble des inscrits à Pôle emploi s'est encore accru bien davantage avec, en avril dernier, 53 000 personnes de plus (ce chiffre comprend les catégories de chômeurs évoquées précédemment mais aussi les chômeurs placés en stage et en emploi aidé). Ainsi, le nombre total des inscrits dépasse désormais la barre des 4 500 000 : ils n'ont jamais été aussi nombreux depuis que la Dares tient cette statistique, autrement dit depuis janvier 1997.
Il faut aussi remonter à septembre 2009 pour retrouver une telle hausse du nombre total des inscrits à Pôle emploi en l'espace d'un seul mois. Là aussi, on constate, au cours des derniers mois, un écart croissant entre l'évolution du nombre total d'inscrits à Pôle emploi et celui des seuls chômeurs de catégorie A, B et C. C'est le résultat d'un coup d'accélérateur bienvenu en matière d'emplois aidés. Impossible par contre d'y voir un signe de stabilisation du marché du travail : tous les éléments dont on dispose pointent au contraire une nouvelle dégradation de la situation après une accalmie au début de l'année. D'autant plus que le chômage de longue durée (plus d'un an) continue lui aussi sa croissance avec 27 000 chômeurs de plus en avril dernier, leur nombre dépassant de nouveau la barre symbolique des 1 500 000 personnes pour la première fois depuis octobre 2005.
Bref, quoiqu'en dise madame Lagarde, nous sommes probablement encore loin d'avoir touché le fond en matière de chômage…
Pas de réduction des indemnités pour les ministres cumulards
Alors que plusieurs Etats européens - Royaume-Uni, Espagne, Italie ou Grèce - ont décidé de réduire le train de vie de leurs ministres pour accompagner des plans de rigueur, un député français a proposé, à son tour, des mesures d'économies visant notamment les ministres cumulards. René Dosière (apparenté socialiste), fin connaisseur des comptes de l’Elysée a déposé plusieurs amendements prévoyant que les ministres qui ont conservé un mandat de maire ou d’élu local ne perçoivent, «au titre de ses mandats locaux, aucune rémunération, aucune indemnité et aucun avantage».
Les ministres peuvent «cumuler jusqu’à 1,5 fois leur traitement» qui s’élève à 14.000 euros mensuels, soit «21.000 euros», a expliqué Dosière. Il suggérait aussi, pour les élus locaux cumulards, de plafonner leurs indemnités au montant de l’indemnité de base d’un parlementaire (5.487 euros).
Un amendement en ce sens avait été présenté devant de nombreux journalistes en conférence de presse. Quelques minutes plus tard, cet amendement défendu dans le cadre de la réforme des collectivités était rejeté dans l’hémicycle, sans aucun commentaire de la part de la majorité ni du gouvernement.
«A partir du moment où les Français doivent se serrer la ceinture, les responsables politiques doivent montrer l’exemple», justifie Dosière... Pas vraiment suivi par ses collègues députés, qui poursuivaient, ce vendredi, l’examen de la réforme territoriale. (Source AFP)
René Dosière veut supprimer la possibilité pour un ministre de cumuler son traitement avec l'indemnité qu'il touche s'il est aussi élu local. Les ministres Christian Estrosi (maire de Nice) et Laurent Wauquiez (maire du Puy-en-Velay) seraient concernés © Christophe Morin / MAXPPP(source : le point-28/5/2010)
voir également l'article du POST : link
Visiblement les restrictions budgetaires c'est pas pour tout le monde !!! :
Cf. Pôle Emploi / Wauquiez : « Diminution d'effectifs ? En 2011, on va voir... »
Lien ve
rs l'article du télégramme ville par ville ( diaporamas + vidéos) [link]
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