Vendredi 8 octobre 2010
5
08
/10
/Oct
/2010
12:45
Lettre d’information des élus du SNU au comité d’établissement du 30 Sept 2010
FORCES DE PROSPECTION ET CHARGES D’AFFAIRES
Les élus du SNU ont émis un avis négatif sur la mise en place des forces de prospection et des chargés d’affaires en Bretagne, motivé
par les arguments suivants :
D’un point de vue global, ce projet impacte les missions de Pôle Emploi, les métiers et les conditions de travail des agents et ce dans un
Etablissement où la discussion sur les métiers à Pôle Emploi n’a pas abouti et où l’organisation du réseau est censé n’être qu’un projet.
L’Etablissement fait le choix d’un mode organisationnel de cette activité « la relation entreprise » qui n’est
pas dans l’intérêt collectif des salariés. La qualification de notre avis portera sur ce champ. Les élus SNU demandent à l’Etablissement de mettre en place les mesures nécessaires afin de
protéger les salariés qui vont être exposés à cette organisation du travail et en cela nous appuyons les interventions des élus CHSCT à ce sujet.
L’expérimentation Bretonne est celle retenue parmi les six au niveau national alors que c’est celle qui présente les moins bons résultats en
termes d’indicateurs (1% d’offres en plus !) mais elle présente le grand avantage de coûter le moins chère.
Nous sommes dans cette logique de rationalisation chère aux réformateurs qui prônent la modernisation.
Nous déplorons particulièrement la mise en place des plateformes téléphoniques. La relation entreprise fait partie du métier du conseiller
ANPE. Cet acte professionnel s’acquiert par une formation et une expérience qui ne se résume pas aux modules proposés aux agents de la plateforme. Un métier nécessite une imprégnation
professionnelle. Pour pouvoir répondre aux questions d’un usager –qu’il soit « entreprise » ou « demandeur d’emploi » – il faut être capable de la
conceptualiser sinon la réponse a de grands risques d’être fausse et d’entrainer des conséquences néfastes sur les usagers et par ricochets sur les agents.
Juste pour rappel le rapport ISAST mettait déjà
en avant une organisation de travail des plateformes téléphoniques fortement pathogènes. Et depuis aucune mesure concrète pour la corriger, aucune évaluation des nouveaux
risques engendrés par la nouvelle organisation n’ont été engagées. Ce choix d'organisation du travail est reconnu comme étant le plus porteur de risques de
dégradation de la santé des salariés : Usure des salariés car les tâches sont limitées, répétitives et engendrent de la concurrence avec les équipes professionnelles.
Le 3995 fait l’objet d’une demande d’expertise du CHSCT or les appels entrants du 3995 seront traités par une équipe dédiée au sein de la
force de prospection.
Les élus SNU l’avaient déjà dit à l’occasion du recueil d’avis sur le plan de formation 2010 et le recueil d’avis sur les plateformes de
prospection et les chargés d’affaires est l’occasion de le répéter :
La mutualisation des moyens et des personnels amène la perte des savoir-faire et des stocks d’expériences. La coopération entre
les agents ne peut exister que si les tâches sont bien définies. La polyvalence brouille les territoires professionnels.
Les agents font aujourd’hui un travail standardisé et mauvais qui induit une augmentation de la charge mentale d’où une
démotivation associée à la culpabilisation de ne pas rendre le service.
Les élus SNU ont demandé à la Direction de mettre en place les mesures nécessaires afin de protéger
les salariés qui vont être soumis à ce choix d’organisation du travail.
Les élus SNU demanderont et conformément à l’article L.2323-3 du code du travail que la Direction
fasse connaitre lors de la réunion du comité d’établissement suivant la communication du procès verbal, sa décision motivée sur cette proposition.
Les élus du SNU au CE
Laurence Billard, Monique Madec, Claudine Lemasson, Marie-Christine Capron, Isabelle Garnier,Colette Pronost
Yannick Jeusset, David Granal, Serge Hascoet.
Rennes, le 05 Octobre 2010
le tract :
tractforcedeprospection