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pôle-emploi  FSU BRETAGNE

Vu dans la presse

Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 23:12
POUR INFO : PARIS, 24 mai 2009 (AFP)
Prêt de main d'oeuvre: les députés envisagent d'assouplir une loi de 1848

Les députés examinent à partir de lundi une proposition de loi UMP, soutenue par le gouvernement, assouplissant les restrictions auquel est soumis depuis 1848 le prêt de main d'oeuvre entre entreprises.

Critiquée par la CGT, ainsi que la CFDT qui y voit une dérive "dangereuse et inacceptable", le texte déposé par Jean-Frédéric Poisson (UMP) inclut d'autres mesures destinées à "faciliter le maintien et la création d'emplois".

Il propose d'encadrer le droit des salariés acceptant le télétravail, prévoit la gratification des stages d'une durée "supérieure à 2 mois consécutifs" et le rétablissement pour 2009 de l'Allocation équivalent retraite.

S'il est voté, il libéralisera le partage de salariés par un groupement d'employeurs, possibilité actuellement limitée aux PME se partageant par exemple un secrétariat ou un comptable.

Mais c'est l'article 6 sur le prêt de main d'oeuvre qui constitue le plus grand changement puisqu'il assouplit la règle interdisant le délit de "marchandage", instituée en 1848 en même temps que l'abolition de l'esclavage.

Le prêt de main d'oeuvre consiste à céder un salarié pendant une durée déterminée à une autre entreprise, sans rupture de contrat de travail, le salarié revenant ensuite chez l'employeur initial.

Actuellement, une entreprise ne peut le faire qu'à prix coûtant, sauf pour l'intérim dont l'activité est strictement encadrée.

Cela signifie que l'entreprise prêteuse doit refacturer à l'euro près salaires et charges.

La loi comme la jurisprudence répriment avec constance le délit de "marchandage", constitué quand le prêt de main d'oeuvre est lucratif pour l'entreprise prêteuse ou emprunteuse.

Le but a toujours été d'éviter que le salarié ne soit exploité par un intermédiaire et qu'une entreprise n'utilise de la main d'oeuvre prêtée pour contourner les garanties dues au reste du personnel.

Avec la proposition de loi, dont le ministère du Travail a indiqué à l'AFP qu'il la soutenait, la réglementation serait assouplie puisqu'elle stipule qu'"il n'y a pas de but lucratif quand l'entreprise prêteuse ne tire pas de bénéfices", une notion floue selon des juristes interrogés.

Présentée comme un "encouragement à la mobilité professionnelle", la proposition permettrait à des entreprises de replier momentanément la voilure et de prêter des salariés pendant la crise sans avoir à se séparer définitivement de leurs compétences, comme l'équipementier Inoplast en Ardèche qui va prêter une centaine de salariés au fabricant de bus Iribus-Iveco.

Mais c'est la porte ouverte à la "fragilisation du salarié" éloigné de ses collègues, de ses délégués syndicaux, pointe Me Emmanuelle Boussard-Verrachia.

Le salarié ne peut pas refuser d'être prêté sauf si cela entraîne "d'importants changements, de région ou de qualification", relève Emmanuel Dockès, professeur à Paris X Nanterre.

La CGT a d'ailleurs pour cette raison refusé de signer un accord du 7 mai dans la métallurgie encourageant le prêt de main d'oeuvre, estimant qu'il y manquait le respect de la volonté du salarié et l'obligation de négocier un accord avec les syndicats.

Une première brèche avait été ouverte fin 2006 en autorisant, à titre expérimental, le prêt de salariés dans les pôles de compétitivité entre organismes de recherche, établissements d'enseignement supérieur et entreprises.

L'esprit du dispositif était de favoriser le partage d'expertise entre des salariés expérimentés et stables, et non l'externalisation de salariés précaires ou en surnombre.

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 23:00

Alternatives Economiques -  n°280 - Mai 2009

L'emploi dévisse

Les entreprises de l'industrie et des services détruisent un nombre record d'emplois. Le mouvement devrait encore s'accélérer.

Jamais, au cours des quatre dernières décennies, l'économie française n'a détruit aussi rapidement une telle quantité d'emplois que fin 2008: le secteur marchand a perdu 117 000 emplois sur les trois derniers mois de l'année, portant à 141 000 le nombre total d'emplois détruits sur toute l'année. Selon les dernières prévisions de l'Insee, le mouvement accélère début 2009, avec probablement 387 000 emplois détruits au cours du premier semestre.

L'intérim, variable d'ajustement

C'est la chute de l'intérim (- 139 000 au total sur l'année 2008, dont - 85 000 emplois pour le seul quatrième trimestre) qui explique pour l'essentiel la dégradation éclair de l'emploi l'année dernière. Face au retournement brutal de la conjoncture, les entreprises ont en effet utilisé leur volant d'intérimaires comme variable d'ajustement. Si, dans les statistiques, cette dégradation affecte le secteur des services, elle est imputable en réalité pour l'essentiel au marasme de l'industrie: en plus des 74 000 emplois qu'elle a détruit en 2008, elle a en effet massivement réduit son recours à l'intérim, comptabilisé dans les services aux entreprises: - 91 000 emplois sur toute l'année.

 

 


 

Evolution* des effectifs dans l'industrie et le tertiaire, en milliers

 



 

A part les biens d'équipement, qui semblent mieux résister, aucune branche de l'industrie n'est épargnée, ni les biens de consommation, ni les biens intermédiaires (c'est-à-dire les biens utilisés par d'autres industries au cours du processus de production), ni bien sûr l'automobile. La chute de l'emploi industriel, à l'oeuvre depuis le début des années 1970, devrait s'aggraver encore en 2009, avec une prévision de plus de 140 000 postes en moins au premier semestre - sans compter l'intérim! En plein boom depuis le début de la décennie, le secteur de la construction avait quant à lui réussi à préserver ses effectifs en 2008. Mais il a lui aussi fortement freiné son recours à l'intérim (- 8,8%) et il devrait désormais subir une réduction sensible de ses effectifs permanents (- 38 000 au premier semestre 2009).

Le commerce aussi

Outre l'intérim, le reste des services donne aussi des signes d'essoufflement. Pour la première fois depuis 1993, le commerce perd des emplois (- 13 000 en 2008). Les services aux particuliers, sur lesquels le gouvernement compte beaucoup pour limiter le chômage, sont certes restés créateurs d'emplois (+ 45 000) en 2008, mais cette hausse est loin d'être suffisante pour compenser la dynamique négative à l'oeuvre dans le reste de l'économie. Selon l'Insee, les services devraient encore plus plonger dans le rouge au premier semestre 2009, avec une perte prévue de 205 000 emplois, presque le double de la baisse (- 110 000) observée au second semestre 2008.


Marc Chevallier
dans
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 20:18
ASSEMBLEE NATIONALE
Compte rendu de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales
Mercredi 6 mai 2009 Séance de 10 heures
Compte rendu n° 50

- Audition, ouverte à la presse, de M. Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi

LE DOCUMENT EN PDF pour ceux qui ne peuvent pas voir la vidéo (ou n'ont pas le temps, ou n'aiment pas la télé),
c0809050.pdf c0809050.pdf

la video  http://videos.senat.fr/video/videos/2009/video1979.html#


" Le directeur général de Pôle emploi a été auditionné par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée sur la mise en œuvre de la fusion Assedic-ANPE. Quinze mois après son adoption par le Parlement, la crise financière et économique complique quelque peu cette mise en œuvre. « 25% de demandeurs d'emplois supplémentaires chaque semaine par rapport à l'année précédente, cela ne passe pas inaperçu sur le fonctionnement de l'établissement », souligne M.Charpy, ajoutant « nous sommes bien conscients qu'il y a des choses à améliorer, mais on ne peut pas en l'espace de trois mois terminer une fusion que d'autres entreprises ou administrations font en trois ans ». Reconnaissant que « l'afflux considérable » de demandeurs d'emploi amenait le Pôle emploi à « parfois décaler certains services prévus », Christian Charpy a tout de même souligné « l'absence de files d'attente », contrairement à 1992-1993, alors que « 20.000 conseillers reçoivent environ 2 millions de chômeurs chaque mois ». M. Charpy a également ajouté que le service public pourrait s'appuyer sur les opérateurs privés en septembre.

Interpellé à plusieurs reprises sur le nombre important de demandeurs d'emploi suivis par les conseillers, le directeur général a indiqué qu'on en était « aujourd'hui en moyenne à 90 demandeurs d'emploi pour un conseiller », contre un objectif conventionnel de 60. Christian Charpy a par ailleurs précisé que 1.840 postes seraient créés pour faire face à l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi, et indiqué tabler dans les trois ans à venir sur le « redéploiement de 4.500 personnes (soit 10% des effectifs) en direction des services opérationnels », sans oublier « les quelque 1.300 personnes qui travaillent actuellement au service du recouvrement ». L'activité de recouvrement des cotisations sera transférée aux Urssaf au plus tard le 1er janvier 2012, indique La Tribune. Le quotidien ajoute que les 2.500 recrutements qui seront opérés en mai et juin se feront par simulation et avec des CV anonymes. Enfin, interrogé sur le fonctionnement du numéro d'appel unique 3949, Christian Charpy a reconnu que le dispositif « avait connu des difficultés » depuis sa mise en place, parlant d'une « situation aujourd'hui à peu près stabilisée ». Le directeur général de Pôle emploi a par ailleurs estimé qu'il fallait « recréer » dans les agences une capacité à recevoir les demandeurs d'emploi sans rendez-vous, et annoncé qu'il allait proposer au conseil d'administration de « fournir des cartes téléphoniques prépayées » aux demandeurs d'emploi les plus démunis."
(Public Sénat du 05/05 ; AFP du 06/05 ; La Tribune, Les Echos, Aujourd'hui en France du 07/05)



DIMANCHE  + (canal+) : Le DG interpelé par un D.E. ( début mai 2009)
à voir à la 3ème minute de la vidéo


Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /2009 10:20

ça se passe en Rhône-Alpes :


"Les agents du tout nouveau Pôle emploi, né de la fusion entre ANPE et ASSEDIC, remontent actuellement au créneau à propos d’une note interne qui a déclenché une action des syndicats SNU-FSU et du SNAP du Pôle emploi dans la Loire. Ces deux organisations ont reçu le soutien de la Ligue des Droits de l’Homme et du réseau Éducation sans frontières. Ils donnaient le 28/04/2009 une conférence de presse à Saint-Étienne. "


Conférence à laquelle participaient entre autres pour le SNU Pole Emploi FSU Viviane Fernandez, secretaire régionale Rhone Alpes et André Momein

Lire l’article paru sur leprogres.fr :

 

http://www.leprogres.fr/fr/region/la-loire/loire/article/1042950,182/Chomeurs-cas-de-conscience-autour-des-denonciations.html

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /2009 00:00
   
CHOMAGE : QUI TRINQUE ?
Un article de synthèse à lire sur le site d'alternatives économiques suite à la publication des derniers chiffres du chômage le 25 mars 2009.
par Guillaume Duval
26 Mars 2009

http://www.alternatives-economiques.fr/chomage---qui-trinque-_fr_art__42342.html
Par snu bretagne - Publié dans : Vu dans la presse

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