Vu dans la presse

Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 00:01
POUR INFO : Enquête Obea/Infraforces pour France Info et 20 Minutes, réalisée par téléphone du 18 au 26 juin auprès d’un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
http://www.france-info.com/spip.php?article315177&theme=9&sous_theme=12

.................Si le montant des indemnités de chômage est correct, l’aide apportée pour le retour à l’emploi est jugée majoritairement insuffisante, surtout par les demandeurs d’emploi. Résultat de notre baromètre mensuel Obea/Infraforces pour France Info et le quotidien 20 minutes

 

Vu de l’extérieur, les chômeurs semblent bien pris en charge. C’est en tout cas l’avis de ceux qui ont du travail. Pour 47% des Français, tous âges confondus, le montant des indemnités versées est satisfaisant, leur durée aussi (50%).
Un bémol toutefois, l’indemnisation des chômeurs doit encore gagner en rapidité et en simplicité, pour 40% des personnes interrogés. Les 18-24 ans sont encore plus sévères sur ce point (53% d’insatisfaits).

En revanche, les Français sont sceptiques quant à l’efficacité de l’aide apportée aux chômeurs. Près de la moitié estiment qu’elle doit encore gagner en efficacité. Les chômeurs (63%) et les cadres (64%) sont près de deux sur trois (63%) à juger ne pas être aidés de manière efficace.

 

Quelques mois après la naissance de Pôle Emploi, produit de la fusion ANPE/Assedic, l’image de ce guichet unique reste mitigée. Pour 47% des Français, Pôle Emploi n’aide pas efficacement les chômeurs à retrouver du travail. Et les personnes sans emploi enfoncent le clou : elles sont 60% à juger négativement Pôle Emploi sur ce point.

L’on reproche majoritairement à Pôle Emploi de ne pas être suffisamment en relation avec les entreprises, pour proposer des offres d’emploi valables. Malgré cela, la compétence des conseillers de Pôle Emploi n’est pas remise en cause : près de la moitié des Français les estiment compétents dans leur métier. Pour preuve, 63% des chômeurs s’estiment correctement accueillis au guichet.

 

Enfin, Obea/Infraforces a interrogé les Français sur leur vision de "l’offre raisonnable d’emploi" (lire nos articles) : 31% trouvent qu’il s’agit d’une mesure juste. Et près d’un quart des personnes interrogées estiment qu’elle découragera les gens à profiter trop longtemps des indemnités de chômage. En revanche, les personnes à la recherche d’un emploi y voient surtout une mesure qui va aggraver la précarité (28%).................

 

L'enquête complete (à manier avec précaution....) 


Rapport_Sondage_juillet09_-_France_Info_20mn_V2.pdf

 

Par france info/20 minutes.fr - Publié dans : Vu dans la presse
Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 07:24


Les agents de Pôle emploi refusent de jouer « les auxiliaires de police »

vendredi 03.07.2009 - La Voix du Nord

PHOTO MAX ROSEREAU

Le MRAP et la Ligue des droits de l'homme

s'associent aux agents pour refuser la machine à UV.

 Le MRAP et la Ligue des droits de l'homme s'associent aux agents pour refuser la machine à UV.PHOTO MAX ROSEREAU

Depuis un mois, des lampes à UV censées permettre de vérifier l'authenticité des papiers des chômeurs équipent les agences Pôle emploi. En cas de doute sur la validité, la préfecture est contactée. Le SNU, principal syndicat, dit « refuser de pratiquer la délation ».


Mai 2009 : les agents Pôle emploi de la région voient arriver une note interne. Une machine à lecteur optique sera installée en juin dans les arrière-salles des sites. Le but ? Lutter contre l'usage de faux papiers par des chômeurs peu scrupuleux. Aux agents de vérifier discrètement en les passant à la machine l'authenticité des papiers présentés au moment de l'inscription. Et, en cas de doute, la préfecture est alertée par le service prévention des fraudes du Pôle. Sans que le chômeur soit prévenu. Ensuite ? Une chasse policière aux sans-papiers, craint le SNU Pôle emploi, qui dénonce cette situation et demande le retrait des machines.

« Il est normal que les agents demandent une pièce d'identité mais on n'est pas des auxiliaires de police », s'insurge Sabine Landrevie, responsable du SNU Pôle emploi-FSU, qui dit que la lutte contre les fraudes relève du parquet et non de la préfecture.

Contrôles

Me Emmanuelle Lequien, du syndicat des avocats de France, appuie. « Sous couvert de lutte contre la fraude aux ASSEDIC, on augmente les contrôles dont la destination est le ministère de l'Immigration. Et on demande aux agents de mentir en racontant aux demandeurs d'emploi que, sous prétexte d'affluence, leurs demandes d'allocations seront différées. Mais pendant ce temps-là, on s'adresse à la préfecture ! » Le 25 juin, le directeur régional a annoncé qu'il recevrait en entretien les agents qui refuseraient d'appliquer cette procédure. « Je suis persuadé que la grande majorité oubliera de le faire comme ce fut le cas pendant deux ans dans les ex-ASSEDIC (les machines y étaient arrivées dès 2007) », ironise un syndicaliste du SNU. La direction a refusé hier de s'exprimer.

NICOLAS FAUCON.


commentaire : vous pouvez aussi consulter le site du REFI :link
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 21:13


À France Télécom, des médecins du travail jettent l’éponge
...(c'est pas à pole-emploi,
mais c'est à lire, et ça fait réfléchir...)
...
L’enquête . Désarmés face à l’explosion du mal-être au travail dans l’ancienne entreprise publique, huit des soixante-dix médecins du service médical ont préféré démissionner.
« C’est sur un sentiment d’échec et d’abandon des salariés qui se sont confiés à moi que je suis au regret de vous présenter ma démission. » Ainsi se termine le courrier de Jean-Marc Le Mot à la direction de France Télécom. Datée du 25 mai 2009, la lettre met fin à quatre mois d’exercice pour ce médecin du travail de Tours. Un passage éclair ? Son précédesseur, lui, n’avait pas réussi à occuper le poste plus de quinze jours. « Sentiment d’impuissance, d’isolement, manque de reconnaissance », les raisons qui poussent cet ancien membre des forces armées à jeter l’éponge sont légion. « Je ne dispose pas des moyens pour contribuer à des actions de prévention (…). L’attente des salariés en matière de facteurs humains est pourtant très forte. Et alors que mes interrogations, demandes et propositions restent le plus souvent sans réponse, je n’ai pas vocation à leur sacrifier ma propre santé. » Pour toute réponse, France Télécom fera paraître un communiqué évoquant « des problèmes d’adaptation » : « Cette première immersion dans le monde de l’entreprise privée n’a pas été couronnée de succès. » Point final.

 

Le geste de Jean-Marc Le Mot n’est pourtant pas un cas isolé. Sur les soixante-dix médecins que compte l’entreprise, au moins huit ont décidé de claquer la porte et d’alerter sur les dérives du service médical chez France Télécom. « C’est un mouvement qui prend de l’ampleur, explique Patrick Ackermann, délégué syndical Sud PTT. Cela a commencé par deux démissions dans le Limousin, et depuis d’autres ont suivi à Nantes, Lyon, dans le Nord, dans le Sud-Est… » Avec partout le même constat d’échec : « éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail » devient une mission de plus en plus difficile à remplir. Coincée entre ce mouvement de contestation et les objectifs de la direction, Camille N’Guyen, coordinatrice nationale du service, vient donc… de remettre sa démission.

Lors de sa privatisation, en 2004, la société de télécommunications a préféré garder en interne une médecine du travail, donc rémunérée par le groupe. « C’est devenu un problème, explique Pierre Morville, pour la CFE-CGC. Cela s’est traduit par une centralisation et une perte d’autonomie progressive, même s’il s’agit de salariés protégés. » Un constat que confirme cette doctoresse (*) encore en activité : « Je reçois souvent des coups de téléphone de la direction m’incitant à réaliser des aptitudes au travail bidon, et, dans les cellules téléphoniques de soutien psychologique, on est maintenant accompagné par des cadres des ressources humaines. » Fin 2008, France Télécom a même interdit à deux médecins du travail de participer à une formation des élus du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail à laquelle ils avaient été invités. Motif : « obligation de réserve ». Car pour la direction, c’est clair, si « le médecin du travail en entreprise a un rôle de protection des salariés », il doit assurer au même niveau celui « de conseil de l’entreprise ». Cette définition n’est guère du goût de l’Ordre des médecins, qui a déjà réprimandé France Télécom pour infraction au Code de déontologie.

Soixante-dix médecins pour un personnel de plus de 100 000 personnes, c’est peu. En particulier quand, depuis début 2008, seize salariés se sont suicidés, trois ont tenté de le faire et un a débuté une grève de la faim. Restructurations, fermetures de services, pressions « pour faire du chiffre », mobilités forcées… En quelques années, l’ancienne entreprise publique a appliqué le management autoritaire des grands groupes mondialisés. Sauf que France Télécom compte encore 60 % de fonctionnaires et que la moyenne d’âge y est supérieure à cinquante ans. En ressort pour la CGT une « folie mentale » du personnel, passé de la culture de service public à une culture de société privée. Dans sa lettre de démission, le médecin du travail de Tours explique ainsi : « Je suis confronté à une incidence très forte de la souffrance au travail où les "process" très contraignants, et à mon avis inappropriés, ont un impact particulièrement négatif sur le vécu des salariés parmi les plus anciens, qui éprouvent, pour beaucoup, un sentiment de dévalorisation au moment où ils s’estiment contraints à remettre en question leur éthique professionnelle. » Faire un match de foot pour tenter de doubler ses primes, voir son chef en caleçon si les objectifs sont atteints, se déguiser en jardinier avant de se lancer dans une reprise du Poinçonneur des lilas diffusée sur Intranet… Un management infantilisant très douloureux pour nombre de salariés. Fin 2007, à l’initiative du comité d’entreprise francilien, plusieurs centaines de témoignages de cette souffrance avaient d’ailleurs inspiré à la compagnie NAJE la pièce de théâtre les Impactés.

Partout, le même signal d’alarme. Dans l’Ouest, un docteur (*) évoque « la souffrance des managers poussés à chercher un autre travail et remplacés à leur poste alors qu’ils n’ont pas trouvé de point de chute ». À Lyon, sept médecins dénoncent communément « les délais de traitement des dossiers ; la reconnaissance d’une maladie professionnelle dépasse les douze mois et les avis du comité médical sont rendus à titre rétroactif tant le retard est grand ». Enfin, un autre médecin (*), en charge de 6 500 salariés, évoque des « problématiques déstructurantes » et « des risques psychosociaux nécessitant la mise en place d’une politique générale de prévention ».

Avec d’autres opérateurs et des syndicats européens, France Télécom a lancé le projet Good Work, Good Health afin de discuter des bonnes pratiques. « Nous avons même demandé à des cabinets extérieurs de former nos managers à la détection des signaux faibles afin qu’ils repèrent les personnes en situation de fragilité », relate Laurent Zylberberg, directeur des relations sociales, dans le quotidien France Soir. Insuffisant pour l’Observatoire du stress et des mobilités forcées chez France Télécom - créé en juin 2007 par la CFE-CGC et Sud -, qui y voit un « déni du problème et de la médecine ». Et de rappeler cette phrase du PDG, Didier Lombard : « Il y a des choses encourageantes comme des chiffres de bonne santé : le cash qu’on génère. »

(*) Les médecins ont souhaité garder l’anonymat.

Christelle Chabaud

http://www.humanite.fr/

ARTICLE DU 22/6/2009


Repères :

- Entre 2006 et 2008, France Télécom a supprimé 22 000 emplois via des « départs volontaires ».

- En cinq ans, il y a eu 70 000 changements de métier au sein du groupe.

- 66 % des salariés se considèrent en « situation de stress », 15 % « en situation de détresse », selon une enquête réalisée en 2007 par l’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom.

- De 3 420 en 2006, le nombre de jours d’arrêt de travail à cause d’un accident de travail est passé à 4 380 en 2008. Soit une augmentation de presque 30 %.

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 20:44

Un débat intéressant au Sénat sur Pôle Emploi : un jugement « globalement mitigé »

par Michel Abhervé, Professeur associé à l'université de Paris Est Marne la Vallée, en économie sociale et politiques publiques, pour la "lettre de l'insertion"(alternatives économiques)

La formule des questions avec débat autour d'un thème précis, récemment introduite dans la pratique parlementaire montre tout son intérêt. Elle dépasse en effet le côté convenu des questions orales, suivies de réponses des ministres qui, le plus souvent, ne font que lire la réponse préparée par leurs services, quand ils ne lisent pas la réponse préparée pour un de leurs collègues « retenu par d'impérieuses obligations ».

Le 25 juin, c'est autour de Pôle Emploi que le débat a été organisé au Sénat, et les extraits ci-dessous (dont le choix comporte, forcément, une part d'arbitraire), montrent, au-delà des clivages politiques une réelle inquiétude partagée sur la capacité de cette institution à atteindre les objectifs qui lui ont été assignés dans le contexte d'augmentation importante du nombre de demandeurs d'emploi, augmentation dont l'Insee admet qu'elle va se poursuivre au moins jusqu'à la fin de l'année 2009.

 

André Vantomme, Sénateur PS de l'Oise

« Si les fusions sont toujours délicates, celle-ci est rendue plus complexe par les différences entre les Assedic et leurs salariés de droit privé, familiers de l'indemnisation d'une part, et l'ANPE, d'autre part, dont les agents de droit public s'occupent du suivi des chômeurs. Voilà deux métiers, deux statuts différents, et deux grilles salariales, avec un différentiel de 30 %. Il va falloir négocier une convention collective, ce que beaucoup redoutent. Quant à la polyvalence, comment apprendre un métier en quelques jours ? Et il y a les locaux et l'informatique ! L'aménagement des 956 pôles mixtes a pris du retard. On appréhende des inégalités territoriales : cette réforme ne doit en aucun cas servir de prétexte à un nouveau desserrage du maillage dans les zones rurales. Le déplacement est crucial car comment se rendre à une convocation à 30 kilomètres ? La possession d'un véhicule n'est pas une condition pour être inscrit. Les pôles doivent absolument être accessibles par tous et partout.

Cette fusion avait été conçue dans une période de baisse du chômage et de retour au plein emploi pour 2012, un schéma auquel plus personne ne croit.

Pôle emploi n'est donc absolument pas opérationnel, quels que soient les efforts de l'agence de communication engagée pour tenter de faire le contraire. Pouvez-vous, monsieur le secrétaire d'État, nous préciser le coût de cette communication ?

De surcroît, depuis le 1er juin, le RSA a été généralisé. Selon Martin Hirsch, il concerne sept millions de Français. Pôle emploi voit donc arriver en masse de nouvelles personnes à accompagner, le plus souvent très éloignées, et depuis longtemps, du marché du travail. Il lui faut également prendre en compte la fin de la dispense de recherche d'emploi pour les personnes âgées de plus de 57 ans et demi... Pôle emploi a donc décidé de confier le traitement de 320 000 chômeurs à des cabinets privés. Peut-on continuer à prétendre que la fusion renforce l'efficacité du service public de l'emploi et permet de faire des économies ?

Le système est surchargé, la plateforme téléphonique sous tension, le suivi mensuel impossible... Les agents ne peuvent plus assurer les visites aux entreprises, alors que le nombre d'offres d'emplois est en chute libre, ni mettre en relations recruteurs et demandeurs d'emploi, ni préparer les entretiens. Dans ces conditions, ils vivent de plus en plus mal le nouveau dispositif d'offre raisonnable d'emploi. Les tensions montent, chez les agents comme chez les usagers qui subissent des menaces de radiation répétées. »

Anne David, Sénatrice PC de l'Isère

« Les difficultés du Pôle emploi sont tellement nombreuses que tous les acteurs concernés, y compris les organisations syndicales favorables à la fusion, dénoncent des conditions de travail qui ne permettent pas de répondre aux besoins des usagers ou à l'attente des salariés

Le recrutement en urgence de 1 840 salariés n'est pas satisfaisant : il y aura à peine un salarié de plus par agence, une goutte d'eau face aux quelque 2 000 nouvelles inscriptions quotidiennes. De quelle formation ces nouveaux agents bénéficieront-ils ? Quand pourront-ils être des « interlocuteurs uniques » ? Quant au recrutement supplémentaire de salariés en contrats aidés, il témoigne d'une méconnaissance de la situation actuelle de l'emploi : la crise sera durable et exige une réponse tout aussi durable des pouvoirs publics. »

Catherine Procaccia, Sénatrice UMP du Val de Marne

« Je n'accuserai pas Pôle emploi de tous les maux. Certaines de mes remarques rejoindront celles de mes collègues, mais je souhaite que l'on laisse vivre cet organisme né il y a à peine six mois, et que l'on cesse d'accabler de critiques un bébé qui apprend tout juste à parler et à marcher !

Lors de l'examen de la loi, nous avions demandé que l'on conclût rapidement une convention collective commune afin de développer une culture d'entreprise partagée, et j'avais souhaité que l'on fixât une échéance. Quand la négociation aboutira-t-elle ? Le personnel du Pôle emploi doit enfin être déchargé du souci de son propre avenir et pouvoir se concentrer sur celui des demandeurs d'emploi. J'ai lu dans la presse qu'il était mécontent d'une organisation où l'ancienne ANPE prédomine et où l'information peine à descendre jusqu'à la base. »

Jean-Pierre Plancade, Sénateur Rassemblement Démocratique et Social Européen de Haute-Garonne

« La mise en place du Pôle emploi est un échec, et la grève de la semaine dernière illustre le malaise des agents. La formation des anciens employés des Assedic à l'accompagnement et de ceux de l'ANPE à l'indemnisation reste insuffisante. Le personnel subit la précarité et la dégradation de ses conditions de travail. Mme Lagarde avait annoncé qu'aucun conseiller ne serait chargé de plus de 60 dossiers, voire de 30 dans les cas difficiles. En réalité, cette charge s'élève à 100 ou 150 dossiers, et même à 300 pour gérer le flux des nouveaux inscrits. Les files d'attente s'allongent et les usagers sont mécontents. La création annoncée de 1 840 postes dans les agences et de 500 postes dans les plateformes est insuffisante. Cette situation aggrave les tensions : les agressions physiques et verbales se multiplient, et il y a peu de chances que les choses s'améliorent

De cette expérience, je retiens deux leçons : simplifier les structures ne suffit pas toujours à en améliorer le fonctionnement ; et l'on ne réforme pas contre les agents, mais avec eux. »

 Claude Jeannerot, Sénateur PS du Doubs

« Je veux rendre hommage aux 45 000 agents : animés par la volonté d'apporter le meilleur service au public, ils ne peuvent être tenus responsables des difficultés observées. Premiers témoins de la détresse des demandeurs d'emploi, ils font tout pour atténuer les conséquences d'une réorganisation dévastatrice.

Dans un contexte de dégradation du marché du travail, le service public de l'emploi, qui devrait être pleinement mobilisé et réactif, est en plein chantier. Les demandeurs d'emploi sont soumis à une double peine : leur emploi perdu, ils se retrouvent pris dans un parcours kafkaïen, fait de retards et d'embouteillages. Dans ma région, un agent du Pôle emploi gère 200 dossiers individuels. L'objectif était 60... Et je ne parle pas de l'accueil téléphonique au 3949, coûteux et impersonnel

Vous avez cumulé les ingrédients du désastre, même si tout ne vous est pas imputable. La réforme vient au pire moment, alors que le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 24 % par rapport à 2008, et de 40 % en Franche Comté ! Lancerait-on des travaux dans un grand magasin au moment des plus fortes ventes ?

L'ANPE et l'Assedic sont de culture différente : administrative pour la première, paritaire pour la seconde. Les agents de l'Assedic ont un statut de droit privé, et un salaire de 30 % supérieur à leurs homologues de l'ANPE. Surtout, il s'agit de deux métiers différents : l'ANPE exerce une fonction d'intermédiation sur le marché du travail, d'accompagnement du demandeur d'emploi, de prospection et de conseil auprès des entreprises ; l'Assedic, une fonction d'indemnisation et de collecte des cotisations. Vos services ont mal mesuré ces difficultés. S'y ajoute la formation insuffisante des personnels : trois jours seulement pour apprendre les techniques d'indemnisation, sept pour l'accompagnement des demandeurs !

Les modalités de la fusion n'ont pas été suffisamment concertées avec les syndicats. A vouloir aller vite, vous avez agi à la hussarde, sans réfléchir suffisamment à l'organisation du travail. »

Alain Fouché, Sénateur UMP de la Vienne

« Le Pôle emploi a été créé pour favoriser la mise en oeuvre d'un service public de l'emploi plus efficace ; il regroupe ANPE et Assedic afin d'être l'opérateur « exclusif » de l'accompagnement vers l'emploi des demandeurs d'emploi. Cependant, la forte croissance du nombre de demandeurs d'emploi ne peut être gérée par le seul Pôle emploi. Celui-ci doit régler ses problèmes internes d'organisation et de statut, faire face à un suivi mensuel personnalisé dans des conditions de plus en plus difficiles, ainsi qu'à la généralisation du RSA et à ses conséquences en matière de flux de demandeurs d'emploi. Malgré les recrutements en CDI et en CDD, le nombre de demandeurs d'emploi suivis par chaque conseiller avoisine les 120 à 130 personnes.

Il est incontestable que les difficultés actuelles du Pôle emploi viennent en grande partie de la montée brutale du chômage. Cela rend d'autant plus incompréhensibles les relations qu'entretient Pôle emploi avec les Maisons de l'emploi. Si je considère le projet originel de Maison de l'emploi d'une manière générale, et ce que j'ai signé dans la Vienne, je vois que l'axe 2 de la convention pluriannuelle d'objectifs signée en janvier 2008 avec l'État, le conseil général et les intercommunalités concerne l'accompagnement et le retour à l'emploi. Aujourd'hui, cet axe est supprimé et l'État demande que les Maisons de l'emploi ne fassent que du pré accompagnement, c'est-à-dire qu'elles ne fassent qu'informer sur l'offre de service du Pôle emploi. C'est absurde ! »

 Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'emploi.

« Il nous reste à repenser... la question des partenariats. Un travail a été engagé avec l'ensemble des acteurs. Je pense à Cap emploi, qui joue un rôle essentiel dans l'insertion professionnelle des personnes handicapées, aux missions locales, précieuses pour aider à résoudre le problème de l'emploi des jeunes, mais aussi aux opérateurs privés qui, étant entendu qu'il ne s'agit pas de toucher à la colonne vertébrale du service public, peuvent apporter un renfort substantiel.

M. Fouché a posé la question du partenariat entre Maisons de l'emploi et Pôle emploi. Je sais, monsieur le sénateur, combien vous êtes attaché à ces structures. Mme Procaccia a raison de dire que Pôle emploi ne doit pas être une citadelle. C'est un message que nous avons clairement envoyé. Si vous rencontrez des difficultés sur le terrain, je vous demande de m'en informer clairement, pour me permettre d'y remédier. Les cadres du Pôle emploi doivent pouvoir agir au service des élus : c'est par le travail d'équipe que l'on imagine des dispositifs au plus près des besoins des territoires. Les Maisons de l'emploi permettent à l'ensemble des acteurs de se retrouver autour de la même table. Ces lieux doivent être des forces de proposition au service de l'expérimentation locale et de l'innovation. Je pense aux programmes de lutte contre l'illettrisme, aux actions transfrontalières, à l'expérimentation de modes de garde innovants, autant de sujets sur lesquels elles nous ont été précieuses. Mais je ne souhaite pas, en revanche, qu'elles agissent comme des opérateurs de placement. Cela pousse, sur certains territoires, à un jeu de concurrence malsain... »

André Vantomme, Sénateur PS de l'Oise

« Nos débats ont montré que la vérité est pluraliste... mais que le jugement porté sur le Pôle emploi est, convenons-en, globalement mitigé. »

La totalité du débat sur

http://www.senat.fr/cra/s20090625/s20090625_3.html#par_467

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse

Syndicat SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE

8, rue du 7ème Régiment d'artillerie - 35000 RENNES

tél.  : 02 99 30 39 15 - fax. : 02 99 30 42 71
contacts :  Yannick JEUSSET, Secrétaire Régional

                         Claudine LEMASSON, Secrétaire Régionale adjointe.
snu.bretagne@pole-emploi.fr
contacter le webmaster : link

Infos Nationales

 logo_SNU_4coul_G.jpg logo-fsu.fr.jpg

gif 600x80

rechercher sur le site

email_07.gifRecevoir les infos du SNU Bretagne ??? Envoyez  nous un mail en précisant  votre agence ou site

Syndication RSS

  • Flux RSS des articles

lecture de vidéos

Aux utilisateurs du site : certains navigateurs (trop anciens) ne permettent pas la lecture des vidéos. C'est aussi le cas au travers de certains intranets.....devinez le(s)quel(s) ???!!! - Pour être sûr de consulter la dernière mise à jour du site, appuyer sur F5.

Les vidéos de snubretagne sur Dailymotion

videowall

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés