A l'occasion de la Journée mondiale pour la santé au travail, organisée mercredi, le BIT dénonce les nouveaux risques liés à l'impact de la crise économique mondiale. Il s'inquiète de l'augmentation du stress au travail, corollaire de la crise économique mondiale.
Le Bureau international du travail (BIT) estime que 6300 personnes meurent chaque jour de lésions ou de maladies liées au travail. Quelque 337 millions d'accidents se produisent chaque année sur les lieux de travail. "Le coût économique des journées de travail perdues, des traitements médicaux et des prestations en espèces représente 4% du PIB mondial, soit plus que le montant total des plans de relance adoptés en 2008-2009 face à la crise économique", souligne le directeur général du BIT Juan Somavia.
Dans une étude publiée mardi, le BIT met soulève la question des charges de travail plus élevées, de l'intensification des tâches dues aux compressions d'effectifs, de l'externalisation ou des contrats temporaires. Il relève "une difficulté accrue pour trouver un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée".
"Ces changements ont entraîné une augmentation du stress lié au travail et d'autres problèmes de santé mentale, tendances exacerbées pendant une crise économique mondiale", affirme le BIT.
Le stress entraîne troubles musculaires, hypertension, ulcères digestifs, maladies cardiovasculaires et peut avoir une influence sur la violence, l'abus d'alcool, de drogues et de tabac, des relations familiales tendues. C'est un facteur majeur de dépression, voire de suicide, avertit le BIT.
Dans les pays européens, le stress serait à l'origine de 50% à 60% des journées de travail perdues.
(ats / 27 avril 2010 16:55)
Lien vers le site de l'organisation internationale du travail : link
Le SNU
Pole-emploi FSU Bretagne à pris l’initiative de rencontrer le Préfet de Région le 8 avril dernier, afin de l’alerter sur les conditions de travail dégradées, le service rendu tout aussi dégradé,
ainsi que le dialogue social extrêmement difficile voire inexistant dans notre région à Pôle emploi.
Nous vous résumons ci-dessous les différents points sur lesquels nous sommes intervenus.
SERVICE AUPRES DES DEMANDEURS D’EMPLOI ET DES ENTREPRISES :
Nous lui avons fait part des conditions difficiles dans lesquelles nous travaillons dues en partie de la précipitation dans laquelle s’est mise la fusion sans tenir compte de la crise et, de
fait, de l’accroissement important du nombre des chômeurs. L’organisation qui en découle (mixité des équipes, PST entreprises et DE,…) s’est concrétisée sans moyens (formation adaptée, complète,
outils,…), sans réelle concertation avec le personnel ni d’ailleurs adhésion. Le déploiement s’est mis en marche sans pour autant avoir pris le temps de préparer le personnel, ni de le former.
L’Etablissement a pris le parti donc de fournir un service forcément dégradé et de plus a pris le parti de mettre son personnel en situation de détresse et en situation de danger.
A cela, s’ajoute, un taux élevé de CDD.
Nous avons alerté Le Préfet de région de la continuité du programme de la fusion alors que la crise a augmenté de façon colossale la surcharge de travail. De plus, on a complexifié la
communication entre Pôle emploi et les usagers (entreprises et demandeurs d’emploi) avec l’installation des plateformes téléphoniques qui éloignent les usagers, sans pour autant simplifier bien
au contraire les traitements des dossiers.
Nous l’avons également informé que contrairement à ce qui Mme Lagarde avait annoncé, la taille des portefeuilles des conseillers n’est pas de 60 mais plutôt d’une moyenne de 150 à 200 par
conseiller.
Officiellement, notre Direction annonce que le SMP est maintenu dans les conditions de départ, hors dans les agences, officieusement, la priorité c’est uniquement le 1er entretien et après on
fait ce que peut.
CONDITIONS DE TRAVAIL :
Nous lui avons fait part de notre inquiétude quant aux conditions très dégradées dans lesquelles les agents travaillent, facteur de risques psychosociaux, du type dérive France TELECOM.
Nous avons interpellé le Préfet de la mise en danger programmée quant à la sécurité et la santé physique et psychologique des agents.
Les postes d’accueil très difficiles, qui, de plus, sont occupés en partie par nos collègues en CDD. L’organisation déclenche des files d’attente où les collègues en accueil ne peuvent pas
répondre à l’ensemble des questions et traiter les dossiers. Et doit faire à un flux important.
Nos collègues en situation précaire ont dû très rapidement et avec une formation très courte s’adapter et assurer des postes lourds comme l’accueil, le travail en plateforme. Nous avons également
pointé cette double difficulté d’être précaire et travailler auprès des chômeurs et précaires tout en fournissant d’énormes efforts alors qu’ils ne savent pas si leur contrat sera renouvelé, si
leur contrat sera, un jour, transformé en CDI. Alors que nous avons d’énormes besoins en effectifs, Pôle emploi ne donne aucun signe à ces collègues leur permettant d’espérer une évolution de
leur statut.
A tous les postes de travail, les agents sont sous pression.
Nous avons beaucoup insisté sur le fait que les agents sont très démotivés, démotivation liée à l’organisation mais également à la perte de sens de leur métier, une remise en cause de leurs
compétences, à la dévalorisation de leur mission de service public à laquelle ils sont très attachés.
DIALOGUE SOCIAL :
Nous avons tenu à informer également le préfet de l’attitude de notre Direction en Bretagne qui fait l’impasse de façon systématique sur les instances représentatives du personnel : impasse sur
les recueils d’avis, sur les expertises en cours, impasse sur le droit élémentaire du code du travail…
Le préfet a bien pris le temps de nous écouter, poser des questions et a pris note nous a-t-il dit. A suivre, donc…
Version téléchargeable :
RENCONTRE PREFET REGION 8 04 2010
Publié le 21 avril 2010 à 19h58.
Licenciement du directeur de Pôle emploi Bretagne : les causes restent floues
Hier, mardi, les
salariés de Pôle emploi Bretagne ont reçu un courriel les informant que Thierry Dorance-Houssay n’était plus leur directeur. Les raisons exactes ne sont pas encore connues. La nouvelle a été
brutale. Hier, mardi, un courriel a été envoyé à tous les salariés de Pôle emploi Bretagne. Nadine Crinier, ex-directrice adjointe, y annonçait qu’elle assurait désormais l’intérim à la direction
régionale, sans préciser pour combien de temps. Elle prend du jour au lendemain la suite de Thierry Dorance-Houssay, licencié. Son remplacement n’avait pas été notifié au préalable. Dans les
agences, l’ambiance est tendue. « Des bruits de couloirs circulaient, confirment nos sources syndicales. Ils disaient simplement que Thierry Dorance-Houssay allait partir. Mais chez nous, les
directeurs changent souvent, donc on pensait à une mutation. » Une partie des salariés a appris la nouvelle dans la presse ce matin. De fortes tensions existaient entre le directeur régional et
les syndicats. Thierry Dorance-Houssay a confirmé l’existence d’un audit sur les dépenses réalisées au sein de Pôle emploi Bretagne qui justifierait son éviction. L’ancien directeur se dit «
surpris » par la nouvelle de son licenciement. Aucune alerte ne lui aurait été envoyée avant l’annonce de son départ. En « conflit » avec la direction générale, il n'a pu nous en dire davantage.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous ne sommes pas parvenus à joindre la « nouvelle » direction de Pôle emploi Bretagne. M.F.
22 avril 2010 -
Le directeur régional de Pôle Emploi, Thierry Dorance-Houssay (ci-contre), vient d'être démis de ses fonctions. Son adjointe, Nadine Crinier, assure
l'intérim en attendant la nomination
d'un nouveau patron. Nommé à Rennes en 2005, Thierry Dorance-Houssay fut d'abord directeur régional de l'Assedic. Il a été chargé, en 2007, de préparer la fusion Assedic-ANPE dans la région. À la
naissance de Pôle Emploi, il en est logiquement devenu le directeur. À 56 ans, le voilà subitement débarqué. L'information a été diffusée, mardi, au personnel, sous la forme d'un mail de la
nouvelle directrice par intérim, adressé aux 1.760agents. Pourquoi cette disgrâce? L'agitation sociale à laquelle a donné lieu la fusion Assedic-ANPE n'y est peut-être pas étrangère. Changement
de missions, nouveau style de management, tout cela avait créé un malaise au sein du personnel, surtout chez les 1.222fonctionnaires venus de l'ANPE. On entend aussi parler d'un audit qui aurait
mis le doigt sur une hausse des dépenses plus forte en Bretagne qu'ailleurs. Enfin, on peut penser que Thierry Dorance-Houssay lui-même a été victime du «choc des cultures» lors de la fusion
entre l'association de droit privé qu'il dirigeait précédemment, et une agence d'État où les règles du jeu ne sont pas les mêmes. Sans doute n'est-ce pas un hasard si l'intérim est assuré par un
pur produit du service public d'État. Nadine Crinier est, en effet, issue de l'ANPE.
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