Vu dans la presse

Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 22:16
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Santé. Après une vague de suicides de salariés cet été, six syndicats de l’ex-opérateur téléphonique public mobilisent aujourd’hui sur les conditions de travail.

Treize ans après le passage en société anonyme, douze ans après l’ouverture du capital, France Télécom en est aujourd’hui à défrayer la chronique pour les suicides touchant ses salariés. Hier encore, un technicien du centre d’intervention de Troyes a tenté de se suicider en se plantant un coup de couteau en pleine réunion d’équipe, alors que la suppression de son poste venait d’être confirmée. Un nouveau drame, alors que les six syndicats de l’opérateur téléphonique (CGT, FO, SUD, CFTC, CFDT et CGC) appellent aujourd’hui les personnels à une journée d’action (avec grève pour les trois premiers), sur le thème de la souffrance au travail, à l’occasion d’une réunion du Comité national pour l’hygiène, la santé et les conditions de travail (CNHSCT), auquel participera de façon exceptionnelle le DRH du groupe, Olivier Barberot.

« prise de conscience tardive »

Branle-bas de combat imposé par les événements de cet été : une série rapprochée

de suicides a porté à 21 le nombre de cas connus depuis début 2008, et surtout, l’une des victimes, à Marseille, a mis directement en cause l’entreprise, en expliquant dans une lettre s’être donné la mort « à cause de son travail à France Télécom ». Dans ce contexte, il devenait difficile pour la direction de ne pas - réagir. En réponse à une lettre commune des six syndicats sur la gravité de la situation, le DRH a accepté de les rencontrer le 25 août, et a annoncé une série de mesures. La direction s’engagerait ainsi à renforcer les équipes de médecins du travail (dont beaucoup ont démissionné, découragés), les services sociaux, l’encadrement de proximité, et à ouvrir des négociations sur une déclinaison dans le groupe de l’accord national interprofessionel sur le stress, signé en juillet 2008.


Le CNHSCT d’aujourd’hui devrait être l’occasion de préciser ces engagements. « On se félicite de ces annonces, mais on attend des propositions concrètes, notamment l’ouverture rapide de ces négociations », explique Philippe Meric, représentant SUD PTT au CNHSCT, qui, au-delà du calendrier, s’inquiète du contenu de la négociation.


Si les syndicats pointent, comme cause principale du mal-être des salariés, les restructurations permanentes qui leur sont imposées pour supprimer des emplois et pour les inciter à partir « volontairement », la direction risque, selon SUD, de « se contenter de mesures d’accompagnement de ses décisions », dans l’esprit des cellules d’écoute mises en place en 2007. Cellules qui, comble de l’absurde, ne sont pas confiées à des psychologues extérieurs, mais à des responsables hiérarchiques : le salarié en souffrance se retrouve ainsi face à son chef pour évoquer ses problèmes ! Même tonalité à la CGT : « La négociation doit toucher à l’organisation du travail. Il faut qu’on arrête les restructurations, réorganisations, suppressions d’emplois, et qu’on utilise la richesse créée par l’entreprise pour revoir le contenu du travail », estime Fabienne Viala, représentante CGT au CNSCHT.


Les syndicats dénoncent une « prise de conscience très tardive » de la direction. En juillet 2007, ils avaient lancé au CNHSCT un droit d’alerte sur les risques psychosociaux. « On aurait pu s’attendre à une réaction de la direction, mais non, rien n’avait été fait », déplore Fabienne Viala. De même, SUD rappelle qu’avant de lancer avec la CFE-CGC son Observatoire du stress et des mobilités, qui a contribué à médiatiser le malaise social régnant chez France Télécom, le syndicat avait proposé à la direction de créer cette instance en interne. Et avait essuyé un refus.

Fanny Doumayrou

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 12:30
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 00:00

  Chômage : une stabilisation en trompe-l'œil

Contrairement aux annonces, nous sommes loin d'une véritable stabilisation de l'emploi. L'examen détaillé des chiffres publiés par Pôle emploi indique au contraire que le marché du travail continue à se dégrader.


Par Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Economiques

 

lire l'article complet sur le site d'alternatives economiques link

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 23:32

Pôle Emploi confié au privé: le libéralisme n'a pas de prix

par SuperNo - Blogueur associé | Mercredi 22 Juillet 2009 à 22:01 |

Pôle Emploi bat déjà de l'aile? Peu importe, Laurent Wauquiez a la solution: confier le bébé à des entreprises privées, et à grand frais. Dans l'idéologie libérale, même en crise, tout vaut mieux que le service public...



(photo: tendencies - Flickr - cc)
(photo: tendencies - Flickr - cc)
Pendant la crise du libéralisme, non seulement la libéralisation à outrance de la société continue, mais elle s’accélère ! Soigner le mal par le mal, en quelque sorte en profitant du bouleversement que crée la situation dans l’opinion. (C’est ce qu’explique à merveille Naomi Klein dans The Shock Doctrine )…

La crise économique, nous sommes en plein dedans. Personne ne sait jusqu’à quand, et surtout pas ceux qui hasardent contre rémunération des pronostics à la télé, l’air pontifiant, plissant le front pour avoir l’air plus sérieux.

La vérité, c’est qu’hormis ceux des fonctionnaires, la plupart des emplois sont aujourd’hui menacés.

Et que fait le gouvernement ? Diminuer les emplois de fonctionnaires, bien sûr.. Mais encore ? Il pourrait faire d’une pierre deux coups et se lancer à fond dans le remplacement des emplois obsolètes (typiquement dans l’automobile) par les emplois de demain (dans l’environnement, les transports en commun, les énergies nouvelles, l’agriculture bio…), constater qu’il n’y a plus assez de travail forcené pour tout le monde et en imposer le partage, ou encore se poser des questions sur la « centralité de la valeur travail », chère aux objecteurs de croissance, et sur le sens de la vie en général.

Mais non.

Ce serait se faire des illusions sur les capacités d’innovation de ces gestionnaires du libéralisme à la petite semaine. Donc, pour lutter contre le chômage, yaka confier ça à des entreprises privées, ça créera des emplois. C’est ce qu’a annoncé le grand (essentiellement par la taille) Laurent Wauquiez.

Fabuleux : quelques mois à peine après avoir créé le Pôle Emploi, fusion de l’ANPE et des ASSEDIC, mission dont les détails ont été confiés à deux prototypes du libéralisme anglosaxon (Mac Kinsey et Accenture (ex Andersen Consulting, ceux qui ont coulé Enron), le gouvernement doit reconnaître son incapacité à gérer la situation. Ou plus probablement, profite de la confusion de la situation pour pousser l’avantage du privé.

Cette forfaiture n’est pas tout à fait nouvelle puisque la délégation au privé est expérimentée depuis 2005, mais à petite échelle (46 000 chômeurs en 2007 et 2008), et il est bien évident que dans l’esprit des drogués du libéralisme qui en ont eu l’idée, elle a pour vocation d’être poursuivie, amplifiée, puis généralisée !

Des ouineurs du privé au chevet des chômeurs...

Parmi les noms des sociétés pressenties pour faire ce sale boulot, deux noms m’interpellent :

Adecco (et sa filiale Altedia) : c’est carrément fort de café. Adecco le leader mondial de l’intérim, symptôme de la dégénérescence du monde du travail. Il y a 40 ans, l’intérim n’existait pas en France. Puis il a démarré, la loi ne faisant que s’adapter a posteriori à une situation de fait. Et les garde-fous encadrant l’emploi d’intérimaires, imposés pour éviter les dérapages, ont tous sauté. Désormais, l’interim est entré dans les mœurs, dans les entreprises, à tort et à travers… Avec pour résultat la précarisation du monde du travail, le salaire et la vie au jour le jour. Et le constat, implacable : aux premiers symptômes de crise ou de baisse d’activité : pfuitt ! Ce sont les intérimaires qui dégagent les premiers.
Voir Adecco, qui a vu s’envoler une partie de son gagne-pain depuis un an, venir désormais tenter de continuer gagner de l’argent sur le dos de ses ex-intérimaires désormais chômeurs, est assez pitoyable.

Ingeus : encore plus fort ! C'est une société… australienne ! La mondialisation est décidément fascinante dans son absurdité. Les témoignages recueillis à son sujet lors des phases d’expérimentation sont éloquents : ici ou encore .

Si on résume, des cabinets privés, avec des « conseillers » encravatés, dynamiques, motivés, branchés, positifs, proactifs, performants, « committed » et commissionnés, tout frais émoulus d’une école de ouineurs, qui n’auront pour horizon que les milliers d’euros qu’ils toucheront à chaque fois qu’ils placeront un pauvre bougre dans un boulot de nettoyage à mi-temps à deux heures de chez lui. Rien à voir avec les fonctionnaires vermoulus du Pôle Emploi !

Reste tout de même à comprendre comment une société privée pourrait obtenir de meilleurs résultats que le Pôle Emploi, alors que le nombre de chômeurs continue à augmenter de manière affolante pendant que les offres d’emplois se raréfient au rythme de la banquise au Pôle Nord.

La réponse est évidente, on a déjà pu en voir le résultat dans d’autres domaines, ici ou ailleurs, que ce soit dans la gestion de l’eau, les transports ou la santé. Il n’ y a pas de secret : une société privée dont le seul but est de faire du fric n’a que faire de l’avenir et des états d’âme d’un chômeur : seule compte la rentabilité qu’elle espère en retirer.

Je termine par un simple copier/coller de fin de l’article du Monde, éloquent :

« Du côté syndical, l’annonce passe mal. Sylvette Uzan-Chomat du bureau national de la SNU-(FSU) du Pôle emploi y voit une « réponse extrêmement coûteuse » à l’arrivée d’un surplus de chômeurs. Selon Mme Uzan-Chomat, un dossier traité par un opérateur privé était facturé « 4 500 euros – du temps de l’ANPE – contre 780 s’il avait été traité par le service public ». Le SNU aurait préféré qu’un « véritable service public de l’emploi » soit mis en place pour « faire face à une crise économique sans précédent » ».

4 500 euros contre 780 ! Près de six fois plus ! Le chômeur a la cote, et l’idéologie est parfois hors de prix !

Retrouvez les articles de SuperNo sur son blog
Par blog de marianne 2.fr - Publié dans : Vu dans la presse

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