Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 19:00

SNU TEFI

43/45, rue de Javel 75015 PARIS

Tél : 01 44 37 00 30

Fax : 01 44 37 00 40




Paris, le 11 mars 2009



GREVE LE 19 MARS A POLE EMPLOI

C'EST L'OCCASION DE DIRE STOP !



Les salariés de Pôle Emploi n'en peuvent plus.


La mise en oeuvre de cette nouvelle Institution sans aucune préparation, la crise économique, les vagues de licenciement qui en découlent provoquent la panique des personnels. Les conditions de travail sont devenues insupportables, le travail s'empile, les rendez-vous s'enchaînent, le SMP est devenu mission impossible, 50.000 dossiers allocataires sont en attente...


Quelque soit le poste occupé, quelque soit la tâche à réaliser, quelque soit l'interlocuteur, le leitmotiv des salariés est : JE NE SAIS Plus !


  • Je ne sais plus répondre aux demandes des allocataires,

  • Je ne sais plus comment réaliser le SMP,

  • Je ne sais plus comment m'organiser pour tout faire,
Je ne sais plus, je ne sais plus... .


Cette simple phrase crée une tension, un stress, un mal être grandissant et une grogne de plus en plus prégnante dans les sites. Quelque soit le niveau. Employés et cadres se retrouvent dans cette même incompréhension, dans cette même angoisse. Les directeurs de sites, censés pouvoir rassurer les collectifs, les appuyer et les soutenir dans ce grand n'importe quoi, sont laissés pour compte par la Direction Générale qui ne leur donne pas les moyens nécessaires à la réalisation de nos missions, et les laisse dans l'expectative quant à leur avenir. Les deux vagues de nominations qui ont eu lieu, ne rassurent d'ailleurs personne quant à la gestion des ressources humaines dans Pole Emploi ! Le pire est à craindre !


Les cris d'alarme se font entendre de plus en plus forts et C. Charpy continue son chemin comme si rien ne se passait.


Au contraire, il augmente la charge de travail en attribuant aux agents ex-ANPE l'inscription des Demandeurs non indemnisables et comme une provocation de plus, il charge Pole Emploi du contrôle des papiers par lecture optique, et contraint les salariés à la dénonciation à la police et la préfecture de personnes « sans papiers » !


Au rythme de 90.000 Demandeurs de plus chaque mois, on inscrit à tour de bras et face à la crise le jouet de Sarkozy va rendre l'âme. Nos dirigeants ont seulement oublié que le nom du bateau (Pôle Emploi, ANPE ou Assedic) ne fait rien à l'affaire, la fusion ne règlera pas la crise économique et que c'est le marché du travail qui fixe les règles.



Nous exigeons un plan d'urgence à Pôle Emploi :

  • Un moratoire sur le déploiement de la fusion

  • Une étude des risques psychosociaux en préalable à toute mise en place des sites mixtes

  • La suspension du SMP

  • Des embauches massives, des salaires correspondant à nos missions et l'abondement du budget de Pole Emploi

  • L'abrogation de la circulaire Hortefeux

  • La Convocation en urgence d'un grenelle de l'emploi

  • L'abrogation de la loi sur « l'offre raisonnable d'emploi »




POUR DIRE NON et EXIGER DU GOUVERNEMENT UN PLAN D'URGENCE POUR L'EMPLOI


TOUTES ET TOUS EN GREVE

LE 19 MARS 2009



Par snu national
Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 14:47

Pôles emploi : déprimes, psychotropes et suicides
Deuxième volet de notre enquête sur les conséquences de la crise et de la fusion ANPE/Assedic : les employés des pôles emploi sont de plus en plus nombreux à craquer.

La nouvelle n'a pas fait grand bruit : un employé du Pôle emploi de Saint-Quentin (Aisne) s'est pendu dans la nuit de jeudi à vendredi dernier sur son lieu de travail. Lundi, Sud emploi a appelé la direction à «assumer ses responsabilités» estimant que les conditions de travail ont pu jouer un rôle dans cet événement. Selon de nouveaux témoignages que nous avons recueillis (voir la vidéo) , d'autres suicides ont eu lieu, et pourraient être étroitement liés à la dégradation des conditions de travail sur les pôles emploi.





La fusion entre l'ANPE et les ASSEDIC, l'inscription en masse de nouveaux demandeurs d'emploi, ont aggravé la situation. D'abord, parce que depuis la fusion les salariées doivent apprendre sur le tas à gérer plusieurs postes de travail à la fois. Ainsi, un ancien salarié ANPE doit s'occuper de 200 dossiers en moyenne, mais aussi aller répondre aux appels de la plateforme téléphonique du 3949, le nouveau numéro unique du Pôle emploi mis à la disposition des demandeurs depuis janvier; et le lendemain, être amené à se rendre dans une unité différente que celle de la veille. Une charge de travail ingérable pour atteindre les «objectifs» fixés par la direction, et qu'il n'arrive à remplir qu'en rognant sur ses poses déjeuner et en travaillant 45h, déclarées 35...

L'arrivée de 90 000 chômeurs supplémentaire en début d'année a fait monter d'un cran les tensions : l'augmentation des violences verbales et physiques des demandeurs à l'encontre des salariés (http://www.marianne2.fr/Les-agressions-se-muliplient-dans-les-poles-emploi_a176964.html)
participe de la détérioration de leur état de santé mentale. Fragilisés, certains craquent, d'autres ont recours aux psychotropes, ou tombent en dépression.

C'est ce revers de la médaille qu'ont accepté de nous raconter trois salariées. Toutes demandent non seulement l'augmentation des effectifs, mais surtout un moratoire sur la fusion, avant que de nouveaux drames se produisent.
Samedi 14 Mars 2009 - 14:00
Virginie Roels

Marianne


l'article de Marianne :

http://www.marianne2.fr/Poles-emploi-deprimes,-psychotropes-et-suicides_a176977.html


 



Par snu bretagne - Publié dans : Vu dans la presse
Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 00:00

Les agressions se muliplient dans les pôles emploi

Depuis la fusion entre ANPE et ASSEDIC on constate une très forte augmentation des agressions verbales et physiques contre les salariés des pôles emploi.


 

Agression sur les pôles emplois
envoyé par Marianne2fr
Insultes, gifles, détériorations de matériel, menaces avec arme... Depuis quelques semaines, les violences à l'encontre des salariés des pôles emploi se sont multipliées. La fusion, en janvier dernier, de l'ANPE et des ASSEDIC a généré des retards phénoménaux dans le traitement des dossiers des nouveaux inscrits, doublés d'une désorganisation du travail dans les unités. Le tout alors que le chômage a fait un bond : 90 000 inscrits supplémentaires en janvier.
Résultat : il faut attendre des mois avant de toucher ses allocations. D'où l'incompréhension des chômeurs, qui se retrouvent parfois dans des situations désespérées. A tel point que certains d'entre eux s'en prennent aux seules personnes auxquelles ils ont affaire : les salariés des pôles emploi.

Ces clashs, de plus en plus nombreux, commencent à faire planer une ambiance de peur dans les couloirs des unités. A Paris, à l'occasion d'une réunion syndicale, nous avons rencontré trois conseillères de pôle emploi. Leur témoignage est effarant : Voir la vidéo.

Dépassée, la direction de Pôle emploi vient de décider de mettre temporairement des vigiles dans plusieurs agences du département des Deux-Sèvres après l'agression d'une conseillère par un demandeur d'emploi. Plusieurs sites s'apprêteraient à en faire autant ; en désaccord avec la plupart des syndicats qui craignent une montée supplémentaire des tensions.

La suite demain, sur Marianne2.fr
Vendredi 13 Mars 2009 - 17:13 Virginie Roels

lien direct sur Marianne :
http://www.marianne2.fr/Les-agressions-se-muliplient-dans-les-poles-emploi_a176964.html
Par snu bzh - Publié dans : Vu dans la presse
Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 14:01
 

La gestion du personnel à Pôle Emploi Bretagne va-t-elle mener au conflit social ?

 


Les faits :

Au cours d'une formation « RUDE » deux collègues s'expriment sur leur malaise à ne plus pouvoir assurer une mission de service public dans l'exercice de leur métier de conseiller à l'emploi.

Un des formateurs (deux intervenants pour cette session) se sent agressé par cette prise de position et exerce son droit de retrait.

Une responsable du service RH et le Directeur territorial « débarquent » et convoquent les deux collègues en entretien...



Plus le droit d'expression à Pôle Emploi ?


Il est humain de pouvoir s'exprimer surtout dans un contexte tel que celui généré par la fusion : incertitudes, angoisses, conditions de travail dégradées, services aux usagers dégradés...


Dans une période, où au contraire le besoin d'expression est grand et où la Direction devrait faciliter cette expression pour répondre à l'inquiétude légitime des salariés de Pôle Emploi, elle choisit la méthode autoritaire.


Les deux moteurs de l'agressivité humaine sont l'angoisse et la frustration. Par ces méthodes, la Direction fait tout pour les amplifier.


Le SNU Pôle emploi FSU dénonce ce mode de management et continuera ses actions pour la défense du personnel. Dans le cadre du CHSCT, les élus SNU ont alerté la Direction sur les risques psychosociaux et poursuivent leur démarche en l'absence de réponse satisfaisante, à ce jour.


Contact :

laurence.billard@pole-emploi.fr


Par snu bzh - Publié dans : ça se passe en BRETAGNE

Syndicat SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE

8, rue du 7ème Régiment d'artillerie - 35000 RENNES

tél.  : 02 99 30 39 15 - fax. : 02 99 30 42 71
contacts :  Yannick JEUSSET, Secrétaire Régional

                         Claudine LEMASSON, Secrétaire Régionale adjointe.
snu.bretagne@pole-emploi.fr
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