Mercredi 1 avril 2009
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Sarkozy à Châtellerault, annonce l'embauche de 1800 équivalent temps plein :
Pour le SNU Pôle Emploi, cette annonce de renfort est la réponse, insuffisante, aux mobilisations du personnel de Pôle Emploi des 1 décembre, 5, 8 et 29
janvier et 19 mars.
Pour mémoire, c'est la moitié des renforts accordés lors de la mise en place du PARE en 2001 !
La situation que l'on connaît actuellement, est sans commune mesure avec 2001 : l'inscription en masse de demandeurs d'emploi des derniers mois, fait
exploser les conditions de réception et de constitution de dossiers des demandeurs :
- plus de 3 mois d'attente de décision pour les dossiers d'indemnisations des nouveaux inscrits
- portefeuilles surchargés à 200 ou plus
- entretiens de plus en plus brefs et bâclés ou remplacés par des réunions collectives voire absence d'entretiens pour les demandeurs non indemnisés.
On est loin du compte : Serge Dassault, rapporteur spécial de la mission « travail et emploi », estimait qu'il fallait embaucher 60 000 agents
au contact avec le public pour permettre le suivi de 30 demandeurs par conseiller. C'était en juin 2008, la crise n'avait pas encore eu ses effets.
Pour le SNU Pôle Emploi, ce ne sont pas des « mesurettes » successives qui vont régler le problème.
Le SNU Pôle Emploi demande la mise en place d'un plan d'urgence accompagné d'un moratoire.
Il faut :
► Abroger la loi du 1er août 2008 et le décret du 13/10/08 : Nous n'avons plus d'offre « raisonnable » à
imposer à qui que ce soit
► Suspendre le 39.49 : inefficacité, coût élevé pour les usagers.
► Abroger la circulaire Hortefeux qui considère les étrangers comme responsables du chômage, incite à la délation et la xénophobie
► Réviser totalement la convention tripartite« Etat/Pole-Emploi/Unedic » qui oublie la crise, et mettre en place un contrôle des versements et
aides financières aux entreprises pour distinguer les effets d'aubaine des moteurs de création d'emploi.
► Détendre le calendrier de la négociation de cette fusion que la Direction veut mener au pas de charge : ce sont les services rendus et les conditions
de travail qui sont à traiter prioritairement.
Le SNU exige un moratoire sur la réorganisation de Pôle Emploi
accompagné d'une réflexion sur la dimension sociale de notre travail.