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pôle-emploi  FSU BRETAGNE

Vu dans la presse

Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 22:56

Premières élections à Pôle emploi sur fond de crise 

Marc Landré - 09/11/2009 - le figaro.fr

Les 46 000 agents de l'organisme sont appelés à désigner leurs nouveaux représentants du personnel.

Semaine cruciale pour Pôle emploi. Ses 46 000 salariés - issus pour les deux tiers de l'ex-ANPE et pour un tiers des anciennes Assedic - votent à partir d'aujourd'hui pour désigner leurs nouveaux représentants du personnel. Nul ne sait quelle sera l'issue du scrutin tant les sujets de fronde sont nombreux.

D'un « manque cruel de personnel » au stress généré par des « conditions de travail dégradées » et un « management par objectifs » rejeté, en passant par la négociation houleuse d'une nouvelle convention collective - enfin soumise à signa-ture - pour unifier les statuts et « des formations insuffisantes », les motifs de se plaindre et d'aller voter ne manquent pas. Tout cela alors que la crise a fait affluer dans les agences plus d'un demi-million de chômeurs supplémentaires en quelques mois.

« Le mal-être est important », dénonce Noël Daucé, du SNU-FSU- Pôle emploi. « On ne peut plus servir les demandeurs d'emploi correctement, abonde Rubens Bardaji de la CGT. Il nous faut des gens qualifiés pour répondre aux besoins des chômeurs, revenir sur la polyvalence souhaitée et arrêter de demander aux ex-ANPE de faire le travail des anciens des Assedic, et réciproquement. »

Son de cloche identique à l'Unsa- Pôle emploi, organisation qui avait pourtant soutenu le rapprochement entre l'ANPE et les Assedic. « La fusion se fait dans un contexte différent de celui où elle a été définie et on est très loin aujourd'hui des engagements ministériels d'un conseiller pour soixante demandeurs d'emploi, déplore Jean-Cyril Le Goff, l'un de ses représentants qui avance des ratios de 1 pour 100, au minimum. Aujourd'hui, tout explose et la direction n'entend pas la souffrance des agents ni ne voit les signaux d'urgence qui laissent craindre le pire. »

 

« Rythme effréné »

Il y a trois semaines, une grève unitaire - demandant « la suspension du déploiement des sites mixtes et de l'entretien unique réalisé à un rythme effréné » - a mobilisé entre un tiers et 40 % des agents. Réponse de la direction ? L'ouverture d'une négociation sur le stress et l'envoi d'un questionnaire jeudi dernier aux agents sur leurs conditions de travail. « Nous pourrons prendre les bonnes mesures pour répondre aux inquiétudes », avait indiqué Christian Charpy, le DG de Pôle emploi.

Seule certitude : ces premières élections au sein du service public de l'emploi unifié se déroulent sous les nouvelles règles de représentativité - une centrale doit atteindre 10 % des voix pour être représentative - et le futur échiquier syndical n'aura rien à voir avec le précédent.


Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 22:00
Par Laureline Dupont - Marianne | Mercredi 16 Septembre 2009

La vague de suicides qui touche France Télécom est présentée par la majorité des salariés comme le résultat tragique d'un changement de statut raté. Le Pôle emploi s'apprête à son tour à modifier les statuts de ses deux organismes fondateurs. Là encore sans se soucier du bien-être de ses salariés. Risqué.

Pôle emploi c'est cette institution merveilleuse lancée le 1er janvier 2009 à grands renforts de com' et dont le logo austère a coûté un bras au contribuable (500 000 euros). Pôle emploi c'est aussi, accessoirement, la fusion de deux organismes : l'ANPE, service public, et les Assédic, entreprise privée. Aujourd'hui, dans les faits et dans l'espace, les deux structures sont encore distinctes. Beaucoup conservent leurs locaux d'origine et la fusion n'est qu'un concept flou, davantage source de contraintes que de satisfactions. Les médias ont beaucoup critiqué la nouvelle administration, déplorant les obstacles que celle-ci ajoutait sur le parcours déjà semé d'embûches des demandeurs d'emploi. En revanche, plus rares ont été les informations diffusées sur l'avenir professionnel des agents de cette hydre de Lerne de l'emploi. Et pourtant...

Deux métiers en une journée

D'ici la fin de l'année 2009, les ex-ANPE et ex-Assédic devraient avoir fusionné géographiquement sur un seul et unique site. C'est déjà le cas dans quelques villes. Dans l'Essonne, Longjumeau héberge le premier « vrai » Pôle emploi du département. A l'entrée, deux guichets et deux hôtesses. L'une issue des Assédic, l'autre issue de l'ANPE. Mais « la situation ne va pas durer », assure la directrice. Après plusieurs stages intensifs, elles seront parfaitement polyvalentes. Une polyvalence qui certes facilitera les démarches du demandeur d'emploi, mais qui pourrait poser quelques légers problèmes aux agents de Pôle emploi.

Car le personnel d'accueil n'est pas le seul concerné. C'est bien l'ensemble des employés qui devra, d'ici peu, endosser un rôle qui n'était pas celui choisi au départ. Après des sessions de formation de 3 à 5 jours, les super-agents de Pôle emploi seront capables d'assumer leur ancienne et leur nouvelle activité. Un salarié de l'ANPE sera en mesure à la fois de trouver un emploi et de verser des indemnités, et un salarié des Assédic pourra calculer des droits tout en prospectant des offres d'emploi auprès des entreprises. Elle est pas belle la vie ? Vous aviez un travail, Pôle emploi vous en donne deux ! Evidemment, du côté desdits salariés, on a du mal à le digérer. « Je suis rentrée à l'ANPE pour faire du relationnel, aider les gens à trouver un boulot, à se reconvertir. Calculer des droits et faire le flic, ça ne m'intéresse pas ! », explique ainsi une employée de l'ancienne ANPE des Ulis (Essonne).

Outre l'envie, ou plutôt l'absence d'envie d'exercer un métier imposé, se pose aussi le problème de la charge de travail. Déjà débordés depuis la mise en place du Service mensuel personnalisé (SMP), les agents ANPE ont du mal à envisager l'organisation de leur journée avec une charge de travail doublée. Nombreux sont ceux qui affirment déjà manquer de temps pour la prospection auprès des entreprises. Comment accomplir dans ces conditions une tâche supplémentaire ? Le stress, la surcharge de travail semblent se profiler à l'horizon de la nouvelle institution. Il aurait peut-être été judicieux de la part de Xavier Darcos de convier les directeurs des Pôles emploi à sa petite réunion matinale avec Didier Lombard, PDG de France Telecom...

Deux métiers pour le prix d'un

Petit détail que Laurent Wauquiez semble balayer d'un revers de main : le statut du nouvel organisme bâtard. L'ANPE était un service public, les Assédic appartenaient au privé. Limpide. Les employés de l'ANPE sont des agents contractuels de l'Etat, les employés des Assédic sont des salariés privés. CQFD. Mais les employés de Pôle emploi, que sont-ils ? C'est là que tout se complique. La fusion implique la refonte des statuts des deux organismes. Or cette modification effraie inéluctablement les uns et les autres. Les uns craignent une réduction de leurs droits, les autres tremblent à l'idée de voir leurs salaires diminuer. Toute ressemblance avec une situation existante ne serait que pure coïncidence. Pourtant, la situation à Pôle emploi rappelle cruellement celle de France Télécom. L'effectif de l'opérateur de télécommunications est lui aussi constitué de salariés privés et de fonctionnaires. Ces derniers ont souvent le sentiment de faire les frais du passage du public au privé, un sentiment qui aurait fini par pousser certains au suicide. Pôle emploi, avec sa fusion kafkaïenne, s'apprête pourtant à franchir le même Rubicon. Et aucun de ses agents ne semble avoir envie de piquer une petite tête dans les eaux troubles de cet organisme sui generis.

Une convention collective est actuellement en cours d'élaboration. Elle devrait régler la question de l'homogénéisation des salaires et des droits. Mais rien n'est prévu pour les agents qui n'auraient pas envie de changer de métier.

Retrouvez les dessins de Louison sur son blog

COMMENTAIRE : Plusieurs Mariannautes nous ont signalé l'erreur suivante : les agents de l'ANPE ne sont pas fonctionnaires mais agents contractuels de droit public.
A LIRE AUSSI SUR LE SITE DE MARIANNE :
MERCI MARIANNE
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 20:57

à lire dans l'humanité de ce jour : plusieurs articles sur ce qui se passe à France Télécom.

et notamment :

Au 23ème suicide, l'Etat intervient enfin chez France télécom

Le ministre du Travail rencontre aujourd’hui le PDG. Mais le gouvernement reprend la thèse des « drames personnels ».

Ce n’est pas ce que ressentent les salariés du groupe. Dans l’Humanité mardi, la "lettre ouverte" d’un salarié réduit à un matricule.


Après la direction de France Télécom, c’est maintenant le gouvernement qui est obligé de réagir, tout aussi tardivement, à la vague de suicides parmi le personnel de France Télécom. Après le nouveau drame survenu vendredi, portant à 23 le nombre de suicides depuis début 2008 dans l’entreprise ex-publique, il descend dans l’arène. Le ministre du Travail, Xavier Darcos, qui se dit « très préoccupé » par la situation, doit rencontrer ce matin le PDG du groupe, Didier Lombard. Le dialogue devrait rester cordial, si l’on en croit les mesures déjà « exigées » par le ministre : il propose que son directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, assiste à la prochaine réunion du comité national d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CNHSCT) de l’entreprise. Il demande également à l’entreprise d’ouvrir des négociations sur le stress… alors que ces discussions étaient déjà au programme, et doivent démarrer vendredi…


« C’est une obligation, c’est un devoir pour l’entreprise et pour le gouvernement, qui est puissamment actionnaire, de se pencher sur cette question », a déclaré, hier, solennel, le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, pour qui « le ministre va voir avec le président de France Télécom les moyens d’apporter une aide morale, psychologique à l’ensemble du personnel, et s’il y a des mesures en termes d’organisation du travail qui peuvent y mettre un terme ». L’Élysée reprend la ligne de défense de la direction du groupe : « Le suicide est une affaire trop grave, trop personnelle, pour qu’on puisse réduire ce phénomène à un problème d’organisation d’entreprise », a déclaré Claude Guéant. L’intervention de la direction s’apparente, pour lui, à de la « solidarité », à un devoir moral de « venir au secours de ceux qui sont dans la difficulté, dans la détresse ». Une orientation qui fait bondir les syndicats. « La communication sur les problèmes personnels des salariés est scandaleuse, réagit Christine Pernot, déléguée syndicale centrale SUD à France Télécom. Ça fait douze ans qu’on nous renvoie sur la fragilité individuelle, c’est un alibi de la direction. » « Les salariés sont fragilisés par la stratégie de l’entreprise », appuie Christian Mathorel, de la CGT. De même, le secrétaire national de la CFDT, François Chérèque, a estimé, sur LCI, que « passer à l’acte sur son lieu de travail, c’est un appel sur un problème directement lié à ce lieu ». Dans ce cadre, la CGT, dans un communiqué de la confédération, considère que les « directions d’entreprise qui refusent d’écouter les organisations syndicales portent une lourde responsabilité dans ces terribles drames ».

Les syndicats attendent une intervention ferme de l’État : « Qu’il impose à France Télécom de réelles mesures pour enrayer cette spirale infernale, comme le gel des restructurations, et l’ouverture de véritables négociations sur l’organisation du travail », lance Christine Pernot, de SUD. « Que l’État contraigne l’entreprise à revoir sa stratégie sur l’organisation du travail, son contenu, ses finalités. On ne réglera pas le problème avec des mesures provisoires et curatives », explique Christian Mathorel, qui souligne la responsabilité de l’État, principal actionnaire de l’entreprise. « Rien de ce qui arrive n’était imprévisible. L’État a créé les conditions. Il devait soi-disant rester actionnaire à 100 %, il a vendu ses parts pour descendre à 26 %. Et chaque mois il valide la stratégie de l’entreprise au conseil d’administration. » La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a justement demandé la convocation « urgente » d’un CA. « Ce sera bien la première fois que les représentants de l’État et de la direction y évoqueront la situation des salariés », ironise le syndicaliste.

Fanny Doumayrou



Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 22:16
On ne peut que relayer cet article paru aujourd'hui dans link

Santé. Après une vague de suicides de salariés cet été, six syndicats de l’ex-opérateur téléphonique public mobilisent aujourd’hui sur les conditions de travail.

Treize ans après le passage en société anonyme, douze ans après l’ouverture du capital, France Télécom en est aujourd’hui à défrayer la chronique pour les suicides touchant ses salariés. Hier encore, un technicien du centre d’intervention de Troyes a tenté de se suicider en se plantant un coup de couteau en pleine réunion d’équipe, alors que la suppression de son poste venait d’être confirmée. Un nouveau drame, alors que les six syndicats de l’opérateur téléphonique (CGT, FO, SUD, CFTC, CFDT et CGC) appellent aujourd’hui les personnels à une journée d’action (avec grève pour les trois premiers), sur le thème de la souffrance au travail, à l’occasion d’une réunion du Comité national pour l’hygiène, la santé et les conditions de travail (CNHSCT), auquel participera de façon exceptionnelle le DRH du groupe, Olivier Barberot.

« prise de conscience tardive »

Branle-bas de combat imposé par les événements de cet été : une série rapprochée

de suicides a porté à 21 le nombre de cas connus depuis début 2008, et surtout, l’une des victimes, à Marseille, a mis directement en cause l’entreprise, en expliquant dans une lettre s’être donné la mort « à cause de son travail à France Télécom ». Dans ce contexte, il devenait difficile pour la direction de ne pas - réagir. En réponse à une lettre commune des six syndicats sur la gravité de la situation, le DRH a accepté de les rencontrer le 25 août, et a annoncé une série de mesures. La direction s’engagerait ainsi à renforcer les équipes de médecins du travail (dont beaucoup ont démissionné, découragés), les services sociaux, l’encadrement de proximité, et à ouvrir des négociations sur une déclinaison dans le groupe de l’accord national interprofessionel sur le stress, signé en juillet 2008.


Le CNHSCT d’aujourd’hui devrait être l’occasion de préciser ces engagements. « On se félicite de ces annonces, mais on attend des propositions concrètes, notamment l’ouverture rapide de ces négociations », explique Philippe Meric, représentant SUD PTT au CNHSCT, qui, au-delà du calendrier, s’inquiète du contenu de la négociation.


Si les syndicats pointent, comme cause principale du mal-être des salariés, les restructurations permanentes qui leur sont imposées pour supprimer des emplois et pour les inciter à partir « volontairement », la direction risque, selon SUD, de « se contenter de mesures d’accompagnement de ses décisions », dans l’esprit des cellules d’écoute mises en place en 2007. Cellules qui, comble de l’absurde, ne sont pas confiées à des psychologues extérieurs, mais à des responsables hiérarchiques : le salarié en souffrance se retrouve ainsi face à son chef pour évoquer ses problèmes ! Même tonalité à la CGT : « La négociation doit toucher à l’organisation du travail. Il faut qu’on arrête les restructurations, réorganisations, suppressions d’emplois, et qu’on utilise la richesse créée par l’entreprise pour revoir le contenu du travail », estime Fabienne Viala, représentante CGT au CNSCHT.


Les syndicats dénoncent une « prise de conscience très tardive » de la direction. En juillet 2007, ils avaient lancé au CNHSCT un droit d’alerte sur les risques psychosociaux. « On aurait pu s’attendre à une réaction de la direction, mais non, rien n’avait été fait », déplore Fabienne Viala. De même, SUD rappelle qu’avant de lancer avec la CFE-CGC son Observatoire du stress et des mobilités, qui a contribué à médiatiser le malaise social régnant chez France Télécom, le syndicat avait proposé à la direction de créer cette instance en interne. Et avait essuyé un refus.

Fanny Doumayrou

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 12:30
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse

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