Mardi 24 novembre 2009
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Pôle emploi: les syndicats moins séduits par le discours de Sarkozy
Créé le 23.11.09 à 16h38 par 20 minutes.fr
(crédit photo afp)
SOCIAL - Ils ont trouvé le Président inflexible sur les objectifs...
Les cadres applaudissent, les syndicats grognent. Représentant les agents en contact direct avec les usagers de Pôle emploi, les organisations syndicales ont trouvé
Nicolas Sarkozy «inflexible» malgré l’occasion historique.
«Ce qu’on a entendu ce matin, c’est que les objectifs ne se discutent pas, explique Noël Daucé, secrétaire général du SNU Pôle emploi-FSU. Le président n’est pas sensible au
sentiment de mal-être qui règne dans les agences», enchaîne-t-il tout en saluant la «forte reconnaissance» exprimée par Nicolas Sarkozy, premier chef de l’Etat à s’exprimer directement
devant les cadres du Pôle emploi.
Effectifs réduits après la crise?
Dans le même sens, le numéro deux de la CFDT, Marcel Grignard, a déploré ce lundi la «grande distance» entre les dispositifs mis en place au niveau national en faveur de l'emploi en cette
période de crise, et «leur effectivité au quotidien».
En revanche, le recours aux CDD pour étoffer les équipes est bien vu, car les manques de personnel sont «importants». La proposition reprend même «une revendication du mouvement de grève
d’octobre» même si les syndicats craignent une sortie de crise avec des effectifs brutalement réduits.
Organisation très chamboulée
D’autant que l’organisation des agences demeure très chamboulée. Et souvent peu efficace. «Est-ce que des managers qui géraient huit personnes sont désormais capables d’en gérer 50? Je n’en
suis pas certain», explique Dominique Nugues, secrétaire général de l’Unsa Pôle emploi.
Toutes les organisations attendent en tout cas les résultats du questionnaire sur les conditions de travail adressé la semaine dernière au 48.000 employés du Pôle emploi. Vendredi soir,
plus de 50% des effectifs avaient répondu.
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE
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Publié dans : Vu dans la presse
Jeudi 12 novembre 2009
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- Le nombre de chômeurs par conseiller
explose - 12/11/2009
Malgré les embauches, les conseillers de Pôle emploi doivent faire face à de plus en plus de demandeurs d'emploi
Près d'un conseiller de Pôle emploi sur cinq s'occupe de plus de 130 demandeurs d'emploi, une moyenne en hausse par rapport au mois de juin (90 demandeurs
d'emploi par conseiller).
Ce taux est aussi nettement supérieur aux objectifs de 30 à 60 affichés par le gouvernement quand il a décidé de fusionner l'ANPE et les Assedic dans Pôle emploi.
Principale explication: la hausse du taux de chômage. En un an, le nombre d'inscrits à Pôle emploi a augmenté de plus de 20% et il pourrait franchir la
barre des 4 millions fin octobre avec les départements d'outre-mer (DOM) pour les demandeurs d'emploi inscrits catégories A, B, C, c'est-à-dire tenus d'accomplir des actes "positifs"
de recherche d'emploi. Fin septembre, il atteignait 3,745 millions en métropole et 3,972 millions avec les DOM (catégories A, B, C).
Selon le Snu (membre de la FSU, et ex-premier syndicat de l'ANPE en 2008), les chiffres de la direction sont en dessous de la réalité sur le terrain et le portefeuille moyen d'un agent
serait, selon ce syndicat, "malheureusement entre 170 et 200 demandeurs en moyenne".
Pôle emploi emploie près de 48.000 personnes et en a recruté 1.840 cet été, sans compter les quelque 500 personnes recrutées en CDD pour les plates-formes téléphoniques créées mi-août
pour alléger le travail des agences. Leur poste devrait être pérennisé, a annoncé mi-octobre le ministère de l'Emploi.
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE
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Publié dans : Vu dans la presse
Lundi 9 novembre 2009
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Premières élections à Pôle emploi sur fond de crise
Marc Landré - 09/11/2009 - le figaro.fr
Les 46 000 agents de l'organisme sont appelés à désigner leurs nouveaux représentants du personnel.
Semaine cruciale pour Pôle emploi. Ses 46 000 salariés - issus pour les deux tiers de l'ex-ANPE et pour un tiers des anciennes Assedic - votent à partir
d'aujourd'hui pour désigner leurs nouveaux représentants du personnel. Nul ne sait quelle sera l'issue du scrutin tant les sujets de fronde sont nombreux.
D'un « manque cruel de personnel » au stress généré par des « conditions de travail dégradées » et un « management par objectifs »
rejeté, en passant par la négociation houleuse d'une nouvelle convention collective - enfin soumise à signa-ture - pour unifier les statuts et « des formations insuffisantes », les
motifs de se plaindre et d'aller voter ne manquent pas. Tout cela alors que la crise a fait affluer dans les agences plus d'un demi-million de chômeurs supplémentaires en quelques mois.
« Le mal-être est important », dénonce Noël Daucé, du SNU-FSU- Pôle emploi. « On ne peut plus servir les demandeurs d'emploi correctement, abonde
Rubens Bardaji de la CGT. Il nous faut des gens qualifiés pour répondre aux besoins des chômeurs, revenir sur la polyvalence souhaitée et arrêter de demander aux ex-ANPE de faire le travail des
anciens des Assedic, et réciproquement. »
Son de cloche identique à l'Unsa- Pôle emploi, organisation qui avait pourtant soutenu le rapprochement entre l'ANPE et les Assedic. « La fusion se fait dans
un contexte différent de celui où elle a été définie et on est très loin aujourd'hui des engagements ministériels d'un conseiller pour soixante demandeurs d'emploi, déplore Jean-Cyril Le Goff,
l'un de ses représentants qui avance des ratios de 1 pour 100, au minimum. Aujourd'hui, tout explose et la direction n'entend pas la souffrance des agents ni ne voit les signaux d'urgence qui
laissent craindre le pire. »
« Rythme effréné »
Il y a trois semaines, une grève unitaire - demandant « la suspension du déploiement des sites mixtes et de l'entretien unique réalisé à un rythme
effréné » - a mobilisé entre un tiers et 40 % des agents. Réponse de la direction ? L'ouverture d'une négociation sur le stress et l'envoi d'un questionnaire jeudi dernier aux
agents sur leurs conditions de travail. « Nous pourrons prendre les bonnes mesures pour répondre aux inquiétudes », avait indiqué Christian Charpy, le DG de Pôle emploi.
Seule certitude : ces premières élections au sein du service public de l'emploi unifié se déroulent sous les nouvelles règles de représentativité - une
centrale doit atteindre 10 % des voix pour être représentative - et le futur échiquier syndical n'aura rien à voir avec le précédent.
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE
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Jeudi 17 septembre 2009
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Par Laureline Dupont - Marianne | Mercredi 16 Septembre 2009
La vague de suicides qui touche France Télécom est présentée par la majorité des salariés comme le résultat tragique d'un changement de statut raté. Le Pôle
emploi s'apprête à son tour à modifier les statuts de ses deux organismes fondateurs. Là encore sans se soucier du bien-être de ses salariés. Risqué.
Pôle emploi c'est cette institution merveilleuse lancée le 1er janvier 2009 à grands renforts de com' et dont le logo austère a coûté un bras au contribuable (500
000 euros). Pôle emploi c'est aussi, accessoirement, la fusion de deux organismes : l'ANPE, service public, et les Assédic, entreprise privée. Aujourd'hui, dans les faits et dans l'espace, les
deux structures sont encore distinctes. Beaucoup conservent leurs locaux d'origine et la fusion n'est qu'un concept flou, davantage source de contraintes que de satisfactions. Les médias ont
beaucoup critiqué la nouvelle administration, déplorant les obstacles que celle-ci ajoutait sur le parcours déjà semé d'embûches des demandeurs d'emploi. En revanche, plus rares ont été les
informations diffusées sur l'avenir professionnel des agents de cette hydre de Lerne de l'emploi. Et pourtant...
Deux métiers en une journée
D'ici la fin de l'année 2009, les ex-ANPE et ex-Assédic devraient avoir fusionné géographiquement sur un seul et unique site. C'est déjà le cas dans
quelques villes. Dans l'Essonne, Longjumeau héberge le premier « vrai » Pôle emploi du département. A l'entrée, deux guichets et deux hôtesses. L'une issue des Assédic, l'autre issue
de l'ANPE. Mais « la situation ne va pas durer », assure la directrice. Après plusieurs stages intensifs, elles seront parfaitement polyvalentes. Une polyvalence qui certes
facilitera les démarches du demandeur d'emploi, mais qui pourrait poser quelques légers problèmes aux agents de Pôle emploi.
Car le personnel d'accueil n'est pas le seul concerné. C'est bien l'ensemble des employés qui devra, d'ici peu, endosser un rôle qui n'était pas celui choisi
au départ. Après des sessions de formation de 3 à 5 jours, les super-agents de Pôle emploi seront capables d'assumer leur ancienne et leur nouvelle activité. Un salarié de l'ANPE sera en
mesure à la fois de trouver un emploi et de verser des indemnités, et un salarié des Assédic pourra calculer des droits tout en prospectant des offres d'emploi auprès des entreprises. Elle est
pas belle la vie ? Vous aviez un travail, Pôle emploi vous en donne deux ! Evidemment, du côté desdits salariés, on a du mal à le digérer. « Je suis rentrée à l'ANPE pour faire du
relationnel, aider les gens à trouver un boulot, à se reconvertir. Calculer des droits et faire le flic, ça ne m'intéresse pas ! », explique ainsi une employée de l'ancienne ANPE des Ulis
(Essonne).
Outre l'envie, ou plutôt l'absence d'envie d'exercer un métier imposé, se pose aussi le problème de la charge de travail. Déjà débordés depuis la mise en
place du Service mensuel personnalisé (SMP), les agents ANPE ont du mal à envisager l'organisation de leur journée avec une charge de travail doublée. Nombreux sont ceux qui affirment déjà manquer de temps
pour la prospection auprès des entreprises. Comment accomplir dans ces conditions une tâche supplémentaire ? Le stress, la surcharge de travail semblent se profiler à l'horizon de la nouvelle
institution. Il aurait peut-être été judicieux de la part de Xavier Darcos de convier les directeurs des Pôles emploi à sa petite réunion
matinale avec Didier Lombard, PDG de France Telecom...
Deux métiers pour le prix d'un
Petit détail que Laurent Wauquiez semble balayer d'un revers de main : le statut du nouvel organisme bâtard. L'ANPE était un service public, les Assédic
appartenaient au privé. Limpide. Les employés de l'ANPE sont des agents contractuels de l'Etat, les employés des Assédic sont des salariés privés. CQFD. Mais les employés de Pôle emploi, que
sont-ils ? C'est là que tout se complique. La fusion implique la refonte des statuts des deux organismes. Or cette modification effraie inéluctablement les uns et les autres. Les uns craignent
une réduction de leurs droits, les autres tremblent à l'idée de voir leurs salaires diminuer. Toute ressemblance avec une situation existante ne serait que pure coïncidence. Pourtant, la
situation à Pôle emploi rappelle cruellement celle de France Télécom. L'effectif de l'opérateur de télécommunications est lui aussi constitué de salariés privés et de fonctionnaires. Ces
derniers ont souvent le sentiment de faire les frais du passage du public au privé, un sentiment qui aurait fini par pousser certains au suicide. Pôle
emploi, avec sa fusion kafkaïenne, s'apprête pourtant à franchir le même Rubicon. Et aucun de ses
agents ne semble avoir envie de piquer une petite tête dans les eaux troubles de cet organisme sui generis.
Une convention collective est actuellement en cours d'élaboration. Elle devrait régler la question de l'homogénéisation des salaires et des droits. Mais rien
n'est prévu pour les agents qui n'auraient pas envie de changer de métier.
Retrouvez les dessins de Louison sur son
blog
COMMENTAIRE : Plusieurs Mariannautes nous ont signalé l'erreur suivante : les agents de l'ANPE ne sont pas fonctionnaires mais agents contractuels de droit
public.
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MERCI MARIANNE
Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE
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