ÉLECTIONS CNHSCT
La Direction se dérobe face à ses responsabilités
L’enjeu de santé public est pourtant posé :
• 6 suicides depuis le début de l’année dont un sur les lieux de travail à St Quentin (Picardie)
• Agressions verbales et physiques au 1er trimestre 2009 équivalent à une année pleine (comparaison 2008, 2007)
• Déstabilisation des personnels à travers le mythe du conseiller personnel sensé à terme tel Shiva répondre aux questions indemnisation et placement
• Sites mixtes déployés avec précipitation sans aucun référentiel national d’aménagement
• Préconisation des modes de management harcelants
• Charges de travail démultipliées (taille des portefeuilles, nouvelles missions: RSA, généralisation du dispositif CTP…)
• Augmentation sans précédent du nombre de chômeurs (+ d’un million fin année 2009)
• Effectifs supplémentaires pas à la hauteur de l’enjeu : 1840 + 500 en plate-forme téléphonique 2340 dont 1340 CDD
• Mobilité forcée (suppression de 30 % des sites)
Cette liste n’étant hélas pas exhaustive. La réalité aujourd’hui est que cette fusion est une confusion sans précédent. Accélérer le processus sans faire d’analyses sérieuses des problématiques posées paraît insensé.
Le CNHSCT n’est pas une instance comme une autre. Elle n’est pas reconnue par le code du travail mais existait pour les agents statutaires (ex-ANPE) et rien n’empêche sa création au sein de Pôle Emploi. L’ambition du SNU est de faire de cette instance un outil national de défense des conditions de travail. Afin d’améliorer nos conditions de vie au travail nous avons doté le CNHSCT transitoire d’un pouvoir d’expertise complémentaire à celui des CHSCT régionaux.
La DG est en justice contre vos représentants. Pourquoi cet acharnement? Une expertise nationale sur les risques psychosociaux et la sécurité des biens et des personnes est-elle dangereuse au point de pouvoir remettre en cause la belle mécanique huilée de la fusion?
Une vision d’ensemble du territoire national de ce que révèlent les expertises confiées à des cabinets indépendants par des CHSCT régionaux(*) est-il à ce point incompatible avec les objectifs de la fusion à marche forcée contre le personnel et les usagers? Telle est la question qui aujourd’hui se pose à nous.
Pour rappel, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L 4121-1 du code du travail). Aujourd’hui celui-ci ne répond pas à cette obligation. Sa responsabilité pénale peut être engagée.
Philippe Sabater
(* )Bretagne, Centre, Corse, Rhone Alpes…
LIRE TOUT MODES D'EMPLOIS N° 30 link (disponible également dans les agences)

10.07.09 | 17h12
