Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 23:05
vous voulez voir Charpy sur europe 1 dire que lors des précédentes experimentations de placement par des opérateurs privés, l'anpe était plus efficace, eh bien !!!  cliquez ici :

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 23:32
Communiqué de presse du SNU Pole Emploi FSU
du 21 juillet 2009

- Illusion, légèreté et réponses inappropriées -
             - Le gouvernement face à la crise -

Au terme de six mois d’existence, où en est Pôle Emploi ? De quelle façon l’institution fusionnée fera-t-elle face à la crise à la rentrée ?

A l’heure où le gouvernement et la direction de Pôle emploi présentent leur « plan d’urgence pour Pôle emploi », le SNU entend dénoncer l’absence de prise en compte de la gravité de la crise et des réalités dans lesquelles le travail de Pôle emploi s’effectue.

Nous vivons une crise historique : le recul de l’emploi salarié est le plus élevé enregistré depuis que cette statistique existe (début 1970).

Face à cela, illusion, légèreté et réponses inappropriées, tels nous semblent être les maîtres mots de l’actuelle politique de l’emploi.

Illusion
Les réponses apportées forment un décor en carton pâte travestissant la réalité de la situation.

Présenter l’accompagnement de 320 000 demandeurs d’emploi par les opérateurs privés comme la réponse à l’augmentation en un an de 330 000 demandeurs d’emploi inscrits est d’abord un tour de passe-passe comptable qui néglige le fait que cette sous-traitance s’étalera sur deux ou trois ans, laissant l’opérateur public sans moyens complémentaires pour faire face à une rentrée qui risque d’être la plus difficile depuis plus de trente ans. C’est ensuite nous le verrons une réponse inappropriée et inutilement coûteuse pour la collectivité.

La comparaison entre la crise de 1992-93 qui revient à dire qu’on aurait, grâce à la fusion de l’ANPE et de l’Assédic, mieux géré la crise actuelle, néglige le fait que si les demandeurs d’emploi ne font plus la queue devant les agences, c’est qu’ils sont des milliers à trépigner d’impatience devant leur téléphone sans pouvoir joindre, par le 39-49, le bon interlocuteur. Rendre invisible cette attente n’est pas une solution satisfaisante.

Et la mesure de satisfaction choisie par la direction (le « taux d’aboutement »), qui est encore loin d’être atteinte, n’indique en fait qu’une seule chose, c’est que le demandeur d’emploi a pu obtenir quelqu’un au bout du fil, mais il n’indique en rien que cette personne ait pu répondre positivement à sa demande.

Dire que le retard dans la prise en compte des dossiers d’indemnisation pourra être comblé dans la période « creuse » de l’été focalise l’attention sur l’ouverture du dossier d’indemnisation, et dissimule le fait que la mise à distance des demandeurs d’emploi par le 39-49 génère un grand nombre de malentendus : les dossiers d’indemnisation sont certes ouverts mais non forcément traités, car les pièces manquantes qui ne peuvent être directement apportées par le demandeur d’emploi au service compétent arrivent avec des délais plus ou moins long en un ou plusieurs courriers.

Illusion encore que de mettre en avant « la communication multi-canal » entre conseillers et demandeurs d’emploi pour régler les problèmes de sous-effectif : communication téléphonique, envois des mails, et gestion du courrier génèrent des sur-travail jamais planifiés dans l’organisation. Nombre de conseillers gèrent chez eux, le soir et le week-end, les mails des demandeurs d’emploi et la gestion du courrier papier (émission, réponse, archivage) remet en question l’organisation du travail dans une institution prônant le tout électronique.

Légèreté
La crise était déjà prévisible depuis un an. Le gouvernement semble seulement en prendre aujourd’hui la mesure et s’en alarmer, mais les réponses déjà bien faibles pour faire face à la situation présente, sont dérisoires par rapport à la situation attendue.

Pôle emploi est déjà en sous effectif patent. Madame Lagarde avait promis que la fusion permettrait de mettre un conseiller en face de 60 demandeurs d’emploi, voire de 30 s’il s’agissait de personnes éloignées de l’emploi.

Avec un effectif d’environ 19 000 conseillers pour 3 843 100 demandeurs d’emploi inscrits au mois de mai, un conseiller suit en moyenne 200 demandeurs d’emploi ! Pour répondre au travail qui est demandé, et notamment la réception mensuelle de tous les demandeurs d’emploi par un conseiller qui leur est spécifiquement affecté, et pour arriver aux chiffres promis par Mme Lagarde, il faudrait donc tripler cet effectif ! Au lieu de quoi, on nous propose de recruter 1840 conseillers, dont 800 en CDD ! C’est environ 5% des besoins !

Répondre à la crise par une sous-traitance massive, c’est choisir une solution coûteuse pour la collectivité (en 2006, un accompagnement par un opérateur privé coûtait 4500 euros lorsque l’accompagnement par l’ANPE coûtait 780 euros ; la minute de communication téléphonique coûte 90 centimes lorsque l’appel est pris par un opérateur privé, 30 centimes lorsqu’il s’agit d’un agent de Pôle emploi).

Or les effets de cette crise se feront sentir sur l’emploi durant plusieurs années alors que dans les années à venir, nombre d’agents devraient prendre leur retraite. Le recrutement en CDI n’obérerait donc pas l’avenir.

De même, faire reposer les besoins d’accroissement d’effectif sur les mobilités internes (par « la chasse aux doublons ») et dire que le même conseiller pourrait informer les demandeurs d’emploi aussi bien sur la recherche d’emploi que sur l’indemnisation, et le former pour cela en trois jours de et quatre jours de tutorat revient à dénier l’existence de chacun de ces métiers auxquels on se forme ordinairement en plusieurs semaines. Mais le dispositif néglige de plus encore une fois la basse réalité : les agences surchargées sont dans l’incapacité d’assurer le tutorat prévu.

Une transformation de cette ampleur, aurait nécessité la mise en place de formations longues. A défaut de pouvoir les mettre en place, permettre la co-existence des deux métiers et travailler sur leurs complémentarités aurait sans doute été une solution plus efficace.

Toutes les déstabilisations provoquées par cette situation vont littéralement exploser quand elles rencontreront les gigantesques flux de la rentrée.

Des réponses inappropriées
Les comparaisons qui ont été faites d’un accompagnement des demandeurs d’emploi par le service public ou par des opérateurs privés, mettent en évidence non seulement une différence de coût, mais aussi une différence de qualité, les opérateurs privés sélectionnant à l’entrée du dispositif le public qu’ils désirent suivre, et opérant une seconde sélection pour leur permettre d’accéder à leur réseau d’entreprises clientes. L’opérateur public non seulement ne sélectionne pas les demandeurs d’emploi accompagnés, lui permet d’accéder à la totalité des entreprises, et travaille de surcroît sur « le marché caché » des offres d’emploi.

Par ailleurs, on ne règle pas une situation de cette complexité et de cette gravité en mettant en face de l’anxiété des demandeurs d’emploi, des personnes en situation de précarité, et non formées pour leur répondre.

Or, c’est pourtant ce que se propose de faire Pôle emploi en recrutant 500 téléopérateurs en CDD et en recourant à la sous-traitance avec une plateforme de téléphonie privée. Ils auront pour tout viatique 5 jours de formation. Autant dire pas grand-chose.

Inappropriée également la réponse qui consiste à considérer, en période de crise, que le
problème se règlera par une intensification de la prospection des offres d’emploi : si le nombre d’offres d’emploi a globalement baissé de 25,4% en un an, le nombre d’offres d’emploi de plus de 6 mois a baissé de 27,2% quand celles pour des emplois occasionnels (moins d’un mois) ne baissaient que de 17%. La quantité ne remplace pas la qualité et la prospection ne relance pas l’économie.

Les mesures pour l’emploi consistent en partie en éparpillement en propositions d’aides individuelles pour lever les freins de la recherche d’emploi (permis de conduire ou chèques emploi service pour l’aide à la garde d’enfants). Dans un plan de relance, la mise en place d’infrastructures collectives (transports en commun et service public de la petite enfance), non seulement offrirait des emplois qualifiés et pérennes mais encore serviraient les besoins de l’économie.

SNU Pôle-Emploi FSU
Paris le 21 juillet 2009






Le communiqué en version imprimable :
Par SNU pôle-emploi FSU
Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 23:04

Quand l'Etat privatise l'ANPE

Le secrétaire d'Etat à l'Emploi vient de présenter «un plan de bataille» de Pôle Emploi. Objectif: réduire les délais d'indemnisation des chômeurs et déléguer à des opérateurs privés le placement de 320.000 demandeurs d'emploi.


C'était à prévoir. C'est fait. Sous couvert de présenter ce mardi «un plan de bataille pour la rentrée» de Pôle Emploi, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a ni plus ni moins officialisé la privatisation de l'ANPE et des Assedic.

L'organisme issu de la fusion ANPE-Assedic va faire appel à des opérateurs privés, notamment des agences d'interim, qui seront chargées du placement de 320.000 demandeurs d'emplois sur deux ans. Mais, pour le patron de Pôle Emploi, «ça reste encore marginal, comparé aux 2,5 millions de demandeurs d'emplois que Pôle emploi prend en charge». Juste un coup de pouce pour débloquer la situation de chômeurs en attente d'indemnisation ou expérience pouvant préfigurer une généralisation du dispositif? L'avenir le dira.

Actuellement, entre 20.000 et 35.000 dossiers de demandes d'indemnisation sont déposés chaque jour à Pôle Emploi, avec un stock moyen d'environ 60.000 dossiers en attente. Début septembre, l'organisme a pour objectif d'arriver avec un «stock zéro dossier en instance», c'est-à-dire «arriver avec un stock de dossiers traitables en un jour», a expliqué Laurent Wauquiez.

Si le directeur général de Pôle Emploi, Christian Charpy, a précisé qu'un conseiller avait en moyenne la charge de «90 dossiers», les syndicats évoquent, eux, 150 dossiers.

Autre objectif «prioritaire» de Wauquiez: l'accueil et l'inscription des demandeurs d'emploi, avec notamment un accueil téléphonique (le 3949) «amélioré». Le taux de réponses des conseillers de Pôle Emploi, actuellement de 70%, devra passer à 80% au 1er septembre puis à 90% mi-octobre, a affirmé le ministre.

De même, la mise en place des agences mixtes (regroupant ex-ANPE et ex-Assedic) qui a «pris du retard», selon Christian Charpy, devra s'accélérer. Et passer de 200 sites ouverts fin juillet (sur 950), à 80% fin septembre et 100% à la fin de l'année.


http://www.liberation.fr/economie/0101581020-quand-l-etat-privatise-l-anpe
...DISTRIBUTION DE PUNAISES EN PLATINE  AUX BOITES D'INTERIM......

CHOMAGE : Laurent Wauquiez annonce son "plan de bataille" pour le Pôle emploi
NOUVELOBS.COM | 21.07.2009
..................lien vers le nouvel obs :link

 


 

Des organismes privés accompagneront des chômeurs vers l'emploi

............lien vers le monde link



Les cabinets de conseil et d'intérim s'arrachent le marché 21/7/2009............. les echos link


Prochain arrêt : Amity

Par SNU pôle-emploi FSU BRETAGNE - Publié dans : Vu dans la presse
Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 16:30
Les nouvelles figures du chômage

Malgré les discours lénifiants, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi poursuit sa croissance. Dire qu’elle se modère parce que la catégorie A n’a crû que de 1,5 % d’avril à mai, c’est oublier que la période est traditionnellement orientée à la baisse. En comparaison, en mai 2008, les catégories 1, 2 et 3 hors activités réduites (que regroupe la catégorie A) avaient baissé de 0,4 % sur un mois, et de plus de 8 % en mai 2007.

La rentrée sera très difficile. Face à cette situation, nos effectifs doivent significativement croître. Nous le disons depuis plusieurs mois. Notre mouvement de grève du 18 juin l’a exprimé solennellement.
Mais par-delà le manque criant de moyens dont nous disposons pour faire face au chômage, se pose la question du type de politique de l’emploi qu’il convient de mettre en place. En effet, quels demandeurs d’emploi rencontrerons- nous dans les mois à venir ? Quels seront leurs besoins spécifiques pour pouvoir retrouver un emploi? Quelles transformations sociales peuvent entraîner ce chômage?

Évolutions de la population active
Si nous regardons la structure de la population active, la tendance longue est à une augmentation essentiellement due aux femmes. Tendance confirmée pour les 5 dernières années pour lesquelles nous ayons des chiffres : de 2003 à 2007, sa croissance est de 3 %, dont 4,4 % pour la population active féminine et 1,5 % pour les hommes.
La population active comprend les personnes en emploi et les personnes au chômage. Le taux de chômage des femmes, au sens du BIT, demeure plus élevé que celui des hommes. Mais sur la même période, passant de 2 à 1,4 points, l’écart se réduit avec celui de la population masculine. Cette tendance se poursuit et au premier trimestre 2009, le taux de chômage des femmes est de 9,5 %, celui des hommes de 8,6 %, soit un écart de 0,9 %. Il y a donc une augmentation de la part relative des femmes dans l’emploi.
Bien sûr, nous devons tenir compte de l’importance du temps partiel dans l’activité féminine: le taux d’emploi à temps partiel des femmes de 15-64 ans, après avoir culminé à 18 % en 2007, est de 17,4 % au premier trimestre 2009, alors qu’il n’est que de 3,8 % pour les hommes. L’écart reste considérable, et cet emploi à temps partiel (joint aux faits que les femmes sont plus souvent parent isolé que les hommes), est une des causes reconnues de la prépondérance des femmes dans les travailleurs pauvres.
Le taux de sous-emploi (personnes salariées souhaitant travailler plus d’heures), bien qu’arti ficiellement baissé depuis janvier 2008 par un nouveau mode de calcul de l’INSEE, a repris sa croissance et s’établit aujourd’hui à 5,4 %. Nous ne disposons pas de données sexuées sur cette augmentation qui peut être imputable au chômage technique.

Mais en même temps, nous constatons qu’alors que l’emploi à temps plein diminue pour les hommes, passant de 66,1 % en 2003 à 65,1 % en 2009 (-1,1 points), il progresse dans le même temps pour les femmes et passe de 41,3 % à 42,8 % (+1,5 point). Ces mouvements lents mais réguliers, vont sans doute être brutalement accélérés par la crise. Les secteurs de l’intérim, de l’industrie et du bâtiment, traditionnellement masculins, sont actuellement les grands pourvoyeurs de chômage. Alors que les secteurs du commerce et des services, dont la forte croissance a permis le développement de l’emploi féminin, résistent mieux.

L’évolution de la demande d’emploi
Nous retrouvons trace de ces évolutions dans les chiffres de la demande d’emploi. Avec des écarts, car l’aspect coercitif des politiques de l’emploi et la désorganisation produite par la fusion découragent les inscriptions d’un certain nombre de chômeurs, notamment de ceux et de celles qui se pensent non indem - nisables. Depuis septembre 2008, le nombre d’hommes inscrits en catégorie A (sans activité réduite), et depuis mai 2009, le nombre inscrit en catégories A, B, C est désormais supérieur au nombre de femmes de même catégorie. Cette progression des hommes dans le total des catégories tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi ne doit pas masquer le fait que les femmes demeurent encore largement majoritaires dans les catégories ayant exercé une activité réduite (B et C).

Une comparaison avec les crises antérieures
Nous avons interrogé l’économiste Thomas Coutrot sur ces nouvelles figures du chômage. S’il estime qu’il est un peu tôt pour disposer d’analyses, on peut néanmoins s’appuyer sur les expériences antérieures de récession, et notamment sur 1992-1993 pour anticiper ce que nous allons voir dans les mois à venir.
Après la suppression des emplois d’ajustement (intérim majoritairement masculin et CDD plus féminin), le chômage frappe le noyau dur de l’emploi. Les licenciements économiques touchent des salariés plus anciens dans l’emploi, plus âgés, plus expérimentés. Avec un décalage d’un an, en 1993-1994, on avait assisté à une forte montée du chômage de longue durée.
Le même schéma devrait se reproduire, la différence se trouvant dans un taux d’emplois précaires, de temps partiels et de sous-emploi bien supérieur à la période 1992-1993.
Les effets sur l’emploi de cette récession devraient se faire sentir sur au moins 5 ou 6 ans, et davantage si la crise est mal gérée.

Quelles politiques de l’emploi?
Quelles politiques de l’emploi devraient répondre à cette montée du chômage, mais éga lement aux besoins plus spécifiques de ces différentes catégories de salariés licenciés? Aux besoins des salariés précaires? Aux besoins des ex-salariés ayant une forte ancienneté dans l’emploi? Aux besoins des jeunes primo-demandeurs?
Et puisque ce chômage semble toucher plus fortement les hommes que les femmes, ne doiton pas en profiter pour faire un pas vers l’égalité? L’articulation de la vie professionnelle et de la vie familiale peut aussi être encouragée par les politiques de l’emploi et le partage du travail peut, à l’exemple des pays du Nord, passer par le partage des congés parentaux.

Sylvette Uzan Chomat

* Voir la note d’ACDC http://acdc2007.free.fr/acdc1106.pdf

lire tout MODES d'EMPLOIS N° 30 de juillet 2009  [link]
Par SNU Modes d'Emplois

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