Le Compte rendu de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale du mardi 18mai 2010 : Audition de M. Christian Charpy, directeur général de Pôle Emploi
jeudi 20 mai 2010
Les élus du SNU vous informent sur les Activités Sociales et Culturelles
Etait inscrit à l’ordre du jour du Comité d’Etablissement du 18 Mai 2010, le vote sur le tableau définissant le quotient économique des agents et en correspondance le montant des prestations
régionales « chèques vacances » et « activités loisirs ».
Ce vote correspondait à l’engagement des élus lors du comité d’Etablissement du 01 Avril, de mettre à disposition ces informations à la mi-mai afin de pouvoir engager les commandes de chèques
vacances au plus vite.
Le tableau du quotient économique proposé par le SNU est le suivant :
La construction des paliers de rémunération correspond aux engagements du SNU affichées lors de la campagne des élections professionnelles :
Nous voulons que la redistribution ne se fasse ni en fonction des résultats ou performances, ni forfaitairement mais qu’elle respecte une autre logique : qu’elle soit un soutien à celles et
ceux qui, compte tenu de leurs revenus et de leur composition familiale ont le plus de difficultés à vivre, à s’offrir des vacances ou tout simplement des loisirs. Nous proposons la création d’un
nouveau système de calcul des quotients familiaux tenant compte de l’ensemble des situations familiales.
Par ailleurs, les prestations nationales privilégiant les agents avec des enfants,
le quotient pour les agents sans enfant a été réévalué pour rééquilibrer l’inégalité induite par les choix de la CNGASC.
La redistribution se fait dans un cadre limité par le budget des ASC régionales (700000€ soit une moyenne de 350Euros par agent)
Ce budget ne permet plus de servir l’équivalent de ce qui existait dans les deux institutions. C’est pourquoi le SNU, lors des négociations sur la CCN, avait défendu un calcul des ASC à hauteur
de 3,5% de la masse salariale (contre 2,5% : 1,2% pour la région, 1,3% pour le national)
LE VOTE SUR LE TABLEAU DU QUOTIENT ECONOMIQUE A ETE REPORTE AU CE DU 28 MAI 2010.
Seuls les élus du SNU et de SUD (5 voix Pour, sur 11 votants) ont voulu voté pour que le quotient économique s’effectue comme prévu au CE du 18 Mai 2010.
Les élus du SNU déplorent ce choix fait par les autres élus car nous estimons que l’urgence est grande pour l’ensemble des agents de bénéficier des chèques vacances.
La commande des chèques vacances et par conséquent leur livraison aux agents sont ainsi retardées de deux semaines.
Vu le contexte actuel des ASC et les contraintes supportés par les agents, nous estimons que ce retard n’est pas mineur.
Nous prenons acte de cette décision et nous vous assurons que nous ferons tout notre possible dans notre activité de gestion des ASC, pour minimiser au mieux les conséquences de ce retard dans la
décision.
Dans la construction et l’élaboration des ASC, nous défendons les valeurs que le SNU affiche et nos votes en CE en sont la traduction.
Dans les CE à venir, nous proposerons à l’ensemble des élus que soit votée la possibilité pour les agents d’accéder à des cartes de réduction pour des produits de consommation courante ; nous
avons pris des contacts pour des prestataires pour cela.
Nous travaillons aussi pour permettre l’accès à des séjours vacances à prix modéré avec des formules autres que les « vacances de type club ». Notre proposition sera d’ouvrir ces offres à nos
collègues retraités.
Vos élus SNU au CE
Laurence Billard - Marie Christine Capron - David Granal - Claudine Lemasson - Yannick Jeusset - Monique Madec - Isabelle Garnier
Le tract en téléchargement :
Activités Sociales et Culturelles
à lire également :
Déclaration de "situation générale" par le SNU Bretagne lors du CE du 29/04/2010 :
VIE DU STATUT 2003
:
Suite à la première réunion des DSC sur le thème du statut 2003 le projet d'accord sur le statut proposé par la DG :
Vous trouverez en pièce jointe le document remis et défendu le 19/5 par deux membres de notre Bureau National devant la "mission d'information sur les risques psychocociaux au travail" de l'Assemblée Nationale (demande du groupe PS) .
Le Bureau National SNU/PE/FSU
Les chiffres viennent d’être publiés pour le CCE de Pôle emploi qui s’est réuni le 4 Mai dernier.
Le bilan de l’exercice par les agents de droit public du droit d’option qui leur était proposé est mitigé : 26 772 agents étaient concernés. Au 30 Avril 2010, 8634 agents ont opté, soit 31%.
C’est peu si on constate que, pour ceux qui ont opté, le différentiel moyen de salaire constaté est loin d’être négligeable puisqu’il est exactement de 7 466,80 Euros bruts par an, soit 622,23 Euros bruts par mois.
Certes on peut penser que pour ceux qui n’ont pas opté, l’incitation financière était moins forte. C’est bien sur le cas des agents de droit public des DOM qui touchent la prime de vie chère des fonctionnaires et n’ont donc d’avantage à basculer vers le privé, ce qui explique les taux d’option très bas (2,79% en Martinique, 1,33% en Guadeloupe, et seulement 0,89 % à la Réunion où la prime est la plus élevée : voir La vie est chère outre-mer, surtout pour les pauvres !)
Probablement, le différentiel était plus fort pour les cadres, lesquels ont opté à 75% pour le privé (même si il ne faut pas sous estimer la forte incitation de la hiérachie qu’ils ont subie) que pour les agents des catégories inférieures qui n’ont opté, pour leur part, qu’à 25%.
Probablement que dans les décisions les agents les plus près de la retraite ont davantage été incités à opter que ceux qui débutent leur carrière, (45,13% des 50/60 ans, contre 22.89 % des moins de 30 ans) par le mécanisme d’acquisition de l’ancienneté moins avantageux dans le droit privé que dans le droit public, et par des perspectives de promotions futures réduites par le poids de la hiérarchie en place (directions générales, directions régionales, direction régionales déléguées, direction territoriales, directions territoriales déléguées…), puisqu’il a bien fallu, fusion oblige, donner des postes à responsabilité aux deux hiérarchies pré existantes, selon le syndrome bien connu de l’armée mexicaine.
Et si le taux d’option des femmes est moins élevé que celui des hommes (30,01% contre 38,97%) , il est probable que le fait que les salariés de droit public travaillant à 80% du temps complet touchent 86% de leur salaire, avantage qui n’existe pas en droit privé, n’y est pas étranger. Il a un impact significatif puisque 92.3% des 11 674 salariés de Pôle emploi travaillant à temps partiel sont des femmes.
Il n’en demeure pas moins qu’une augmentation d’un tel niveau est suffisament rare dans notre pays pour que l’on ait pu penser qu’elle allait entrainer une adhésion enthousiaste, et unanime, ou peu s’en faut, et induire un climat social très positif.
Nous sommes très loin du compte. Voir 69% des salariés de Pôle emploi ne pas opter pour ce statut privé, alors que l’augmentation de salaire qui l’accompagne est très significative traduit bien le fait qu’il y a dans cette attitude un manque de confiance dans l’avenir de leur statut privé et le sentiment, plus ou moins exprimé, que le statut public les protège davantage.
Certes le mouvement n’est pas terminé et des droits d’option vont encore s’exercer dans les mois à venir. L’incitationimportante constituée par la perspective d’un mois double au moment du départ en vacances peut certainement jouer un rôle pour qu’un certain nombre de salariés se décident à opter avant l’été.
Mais l’annonce du “plan de non rigueur” et de son impact attendu sur les opérateurs de l’Etat, dont Pôle emploi ne sera pas exempté, ne peut qu’inciter ceux qui hésitent à demeurer sous statut public. Cerise sur le gâteau, ou nouvel exemple de cette tendance constante du Gouvernement à perturber la mise en oeuvre des objectifs qu’il a lui même fixé à la direction de cette institution, (voir Souffler le chaud et le froid à Pôle emploi ), les dernières déclarations de Laurent Wauquiez évoquant, à RMC le 12 Mai 2010, une perspective de baisse des effectifs de Pôle emploi dès 2011 ne peuvent que contrarier les efforts faits pour que le nombre maximum de salariés fassent jouer leur droit d’option, parce que ce chiffre sera considéré, qu’on le veuille ou non, comme emblématique de la réussite ou de l’échec de la démarche de fusion.
Pour atteindre cet objectif, la dépense est significative : les 8634 agents qui ont déjà opté vont, ensemble, toucher 64 468 414.93 Euros de salaire brut supplémentaire, en année pleine, comme le montre le tableau ci dessous, synthèse des chiffres officiels
| Salariés ayant opté | Salaire moyen avant | Salaire moyen après | Augmentation moyenne | Coût | |
| Janvier | 5106 | 34 043.89 | 41 853.79 | 19 % | 39 877 349.40 |
| Février | 591 | 31 783.84 | 38 952.05 | 18.26% | 4 236 412.11 |
| Mars | 1810 | 31 113.80 | 38 119.85 | 18.25 % | 12 680 955.50 |
| Avril | 1127 | 30 744.70 | 37 553.66 | 17.99% | 7 673 697.92 |
| TOTAL | 8634 | 64 468 414.93 |
Le coût est donc loin d’être négligeable. La dépense supplémentaire pour les seuls salariés ayant opté au 30 Avril approche donc, si on prend en compte les charges patronales, les 100 Millions d’Euros.
Si tous les salariés optaient, le coût serait sans doute légèrement inférieur à 300 Millions d’euros (en prenant en compte une hypothèse d’augmentation moindre pour les salariés qui n’ont pas opté, ou pas encore opté)
Ce chiffre n’étonne pas puisque dès 2004, le rapport Marimbert indiquait clairement “Le surcoût annuel d’une fusion, dans l’hypothèse très vraisemblable d’un alignement du régime des agents de l’ANPE sur celui de l’UNEDIC s’élèverait au minimum à 200 millions d’euros par an.” avant de conclure ”le déclenchement d’un processus de fusion risquerait d’être vécu comme un facteur de déstabilisation plutôt que de mobilisation”. Comme quoi tous les rapports officiels ne se contentent pas d’aligner des banalités, et surtout comme quoi ceux qui les commandent feraient bien de les lire attentivement avant de formuler des promesses !
Bilan aujourd’hui : une dépense de 100 Millions d’Euros supplémentaires, en attendant la suite, un service qui fonctionne très imparfaitement (sans que la surcharge liée à la crise n’en soit la seule responsable) et des salariés si peu satisfaits qu’ils en viennent majoritairement à refuser l’importante augmentation qui leur est proposée, tant ils sont peu confiants dans l’avenir qui leur est réservé.
On ne peut pas dire que le bilan soit brillant, ni que le double management, celui du Gouvernement, et celui de la Direction ait été exemplaire : l’existence de ce double management n’est sans doute pas étrangère à la médiocre qualité du bilan.
Un seul point positif doit être relevé : le Président de la République a tenu une promesse faite durant sa campagne électorale. Il avait simplement oublié de dire que la conséquence de la fusion était, comme tous ceux qui avaient approché ce dossier le savaient, une augmentation très importante de la masse salariale consacrée à rémunérer les agents de le nouvelle institution. Pas sur que l’impact de celle-ci sera un jour compensé par l’amélioration du service rendu aux demandeurs d’emploi.
Surtout si on ajoute à ce surcoût salarial celui induit par une politique immobilière erratique, guidée par l’urgence créée de vouloir regrouper le plus rapidement possible l’ensemble des salariés dans les mêmes locaux, ce qui induit des déménagements en cascade, des installations provisoires.. et donc des coûts significatifs et des fonctionnements aléatoires durant les périodes de transition. Sans doute la Cour des Comptes établira-t-elle un jour le coût réel de cette fusion accélérée.
En attendant des mouvements sociaux sporadiques agitent Pôle emploi. Les plus significatifs sont ceux qui se produisent quand la Direction entend ne pas renouveler des CDD ou des contrats aidés de collaborateurs devenus opérationnels, laissant la charge de travail à partager, ou à donner à de nouveaux embauchés qui ont encore tout à apprendre.
Il est à craindre si les tendances actuelles se confirment que dans les années à venir la situation de Pôle emploi soit celles d’un encadrement très majoritairement de droit privé encadrant des agents demeurés très majoritairement de droit public, ce qui ne constitue pas l’idéal pour que se vive un dialogue social constructif. Surtout si la direction et le Gouvernement ne résistent pas à la tentation de l’étiolement du statut public, et à la tendance affirmée plus ou moins ouvertement, à lier les promotions à l’adoption du statut privé.
Gageons que, dans un tel contexte, le poste de Directeur des Ressources Humaines dePôle emploi sera pendant bien longtemps doté d’un siège éjectable.
Par Michel ABHERVE pour la Lettre de l'Insertion
Le bilan sur http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/02/36/32/NEGO/SUIVI-FUSION/Statistiques_CCE_04_05_2010-1-.ppt#2
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